UMP: Rencontre Copé-Fillon ce mardi pour entériner l'accord de paix

POLITIQUE L'ancien Premier ministre et le président du parti doivent mettre en place une équipe de direction collégiale du parti...

Matthieu Goar

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Photo d'illustration: Un homme passe devant un logo de l'UMP à Paris.
Photo d'illustration: Un homme passe devant un logo de l'UMP à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

De retour de la trêve des confiseurs, les dirigeants de l’UMP ont-ils enfin digéré la crise intestine? Ce mardi, en fin de matinée, Jean-François Copé et François Fillon se rencontrent une nouvelle fois. L’objectif est de finaliser les modalités de mise en place de l’accord conclu le 17 décembre et qui avait permis une trêve après un mois de guerre interne.

Doubler tous les postes?

Principal point de divergence entre les deux camps: les contours de la nouvelle équipe collégiale intégrant «toutes les sensibilités» prévue par ce document. «L’accord est très clair sur ce point. Pour le bon déroulement de la future campagne qui va arriver très vite, il serait contre-productif politiquement de ne pas le respecter», détaille le député filloniste Jérôme Chartier.

Les deux camps se sont d’ores et déjà mis d’accord pour que les partisans de Fillon, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, deviennent respectivement «vice-président» et «secrétaire générale déléguée» (les copéistes Luc Chatel et Michèle Tabarot resteront «vice-président délégué» et « secrétaire générale»). Mais les fillonistes aimeraient bien que d’autres postes, stratégiques en vue de la prochaine élection (délégués aux élections et aux fédérations), soient également doublés.

Date butoir: le 15 janvier?

Ce que n’envisagent pas les lieutenants de Copé. «Il est normal que les fillonistes mettent la pression mais ce n’est pas la peine de doubler tous les postes. L’équipe dirigeante passera de 15 postes à une vingtaine. Pas plus», explique Sébastien Huyghe qui décrit Pécresse et Wauguiez comme des «adjoints» de Tabarot et Châtel. «Jean-François Copé est bien le président de l’UMP», justifie le député du Nord. Les troupes de l’ancien Premier ministre agitent déjà la menace de ne pas dissoudre le groupe dissident R-UMP en cas de blocage. «S’ils vont jusque-là, ils en porteront la responsabilité », menace un proche de Copé. Les deux parties doivent trouver un compromis avant le 15 janvier.