Taxe à 75%: La censure, un joli cadeau de Noël pour l'opposition

FISCALITE La décision du Conseil constitutionnel constitue un échec pour le chef de l'Etat, aux yeux de la droite...

M.P. avec Reuters

— 

François Fillon à Paris le 23 novembre 2012.
François Fillon à Paris le 23 novembre 2012. — REUTERS/Gonzalo Fuentes

Un bon coup de l’UMP. Ce sont les parlementaires de l’opposition qui ont saisi le Conseil constitutionnel sur la taxation à 75%. Et les «Sages» ont censuré ce dispositif, qui est l’une des mesures phares de la campagne présidentielle de François Hollande. Du coup, l’UMP jubile avec ce qu’elle peut considérer comme un cadeau de Noël en retard.  

«La décision du Conseil constitutionnel d'annuler la taxe à 75% sur les revenus illustre l’échec des 8 premiers mois de François Hollande», analyse Jean-François Copé sur le site officiel de l'UMP, concluant son communiqué en soulignant qu'il est selon lui «impératif qu'en 2013 François Hollande prenne conscience de son devoir et entreprenne enfin les réformes courageuses dont nous avons besoin».

«En faisant croire aux Français qu'il redresserait la France en surtaxant les plus aisés de nos compatriotes, François Hollande les a bernés», a par ailleurs réagi dans un communiqué Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. «Avec cette décision, il vient de lui être rappelé que la stratégie du bouc-émissaire ne menait jamais à rien», a-t-il poursuivi.

«C'est toujours facile de dénoncer les riches»

«Cette idée est tellement excessive, elle relève tellement de l'idéologie que le Conseil a estimé qu'elle n'était pas applicable en l'état», a réagi le député UMP Gilles Carrez au micro de BFM TV. «C'est toujours facile de dénoncer les riches», a-t-il ajouté. «Les décisions du Conseil constitutionnel sanctionnent le matraquage fiscal et la démagogie de François Hollande», assène de son côté François Fillon sur son blog.

Florian Philippot, le vice-président du FN, a noté sur BFM que «ça censure beaucoup dans ce gouvernement» et a jugé «inquiétant» pour le gouvernement que «des marqueurs du pseudo changement» soient censurés. «S’il y a quelque chose qui ne risque pas d’être censuré, c’est la justice fiscale, la justice fiscale que nous réclamons pour les classes populaires», a-t-il ajouté.