Algérie: François Hollande en terrain connu

DIPLOMATIE François Hollande a réalisé plusieurs voyages en Algérie par le passé...

M. Go.

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François Hollande sur le perron de l'Elysée, le 15 octobre 2012.
François Hollande sur le perron de l'Elysée, le 15 octobre 2012. — REUTERS/Benoit Tessier

Hollande ne découvrira pas l'Algérie. Stagiaire à l'ambassade de France d'Alger en 1978, le socialiste est revenu récemment dans ce pays. D'abord en tant que premier secrétaire du PS en 2006. Il avait alors été reçu par le Premier ministre mais aussi par le président Abdelaziz Bouteflika. Puis en 2010 en tant que candidat aux primaires socialistes. «Il avait évoqué son stage dont il disait ne garder que des bons souvenirs. Il disait avoir senti la chaleur du peuple algérien et avoir été bien accueilli», résume Abdelhamid Si Afif, un des dirigeants du FLN qui avait reçu Hollande. L'homme montre les photos du candidat, accompagné de Faouzi Lamdaoui et de Kader Arif, deux proches d'origine algérienne devenus conseillers à la Diversité et ministre des Anciens combattants.

Dossier du FLN

Lors de ce séjour en Algérie, pays qui a divisé politiquement Hollande et son père pro-Algérie française, le futur candidat à l'Elysée avait flatté ses hôtes, notamment en passant quelques coups de fil en France pour accélérer le dossier de l'intégration du FLN à l'Internationale socialiste. Devant quelques journalistes, il avait aussi testé son slogan de «président normal». «J'ai pressenti qu'il allait être élu. Parce que Sarkozy avait trop divisé. Il nous disait que s'il devenait président, il dénoncerait les méfaits du colonialisme», raconte Abdelhamid Si Afif avant de se rappeler que Sarkozy lui avait promis la même chose en 2001.