UMP: Copé et Fillon s'accordent sur un nouveau vote en septembre 2013

POLITIQUE «Dans un souci d'apaisement», précisent les proches de Copé, mais sous conditions...

J. M. avec AFP
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François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 25 octobre 2012.
François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 25 octobre 2012. — MIGUEL MEDINA / AFP

La cadence avait ralenti après la folie des premier jours, mais la crise à l'UMP connaît ce dimanche un nouveau rebondissement. Jean-François Copé, président élu mais contesté du premier parti d'opposition, aurait accepté l'idée d'un nouveau vote appelé par le clan Fillon. Celui-ci pourrait se tenir «en septembre 2013», «par souci d'apaisement», selon l'entourage du maire de Meaux. Une décision dont s'est réjouie François Fillon, jugeant le délai «raisonnable».

François Fillon et Jean-François Copé se seraient même parlé au téléphone ce dimanche après-midi, selon la même source. «Ils ont eu effectivement un contact téléphonique. Les discussions sont en cours», a confirmé le porte-parole de l'ancien Premier ministre, Jérôme Chartier.

Conditions

Jean-François Copé a proposé une date «à mi-chemin entre mars 2013, comme le voulait initialement François Fillon, et mars 2014, comme lui l'avait proposé», soucieux d'attendre la fin des élections municipales, a indiqué à l'AFP un de ses proches. Dans la blance de l'accord global imaginé par le président élu de l'UMP, l'abandon du «référendum», mardi, des parlementaires et la dissolution du groupe dissident filloniste, le R-UMP.

L'accord, toutefois, n'a pas été entériné et pourrait l'être «plutôt lundi». Ce geste était réclamé depuis jeudi par plusieurs copéistes, dont l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a mené d'intenses et discrètes tractations auprès de François Fillon pour trouver un accord, et Christian Jacob, le président du groupe UMP «canal historique».

Un accord en 4 points

Selon l'entourage de Jean-Pierre Raffarin, l'accord se déclinerait en quatre points: nouvelle élection à la présidence de l'UMP «le 15 septembre 2013» avec dépôt des candidatures au plus tard le 14 juillet; création d'une Haute autorité impartiale pour veiller au bon déroulement du scrutin; mise en place rapide d'un groupe de travail paritaire (fillonistes, copéistes, représentants des «courants»...) pour réformer les statuts du parti (le président de l'UMP ne pourra pas être candidat à la primaire de 2016 pour la présidentielle ou du moins devra quitter son poste plusieurs mois avant) et organisation d'une ­«gouvernance pluraliste» de l'UMP jusqu'en septembre, Jean-François Copé gardant le titre de président.

«Si accord il y a, Copé aura capitulé sur un nouveau vote en 2013 et Fillon aura accepté que son rival soit, temporairement, président de l'UMP», résume un «non-aligné». Si certains, «dans les entourages respectifs», renâclent encore à un tel accord, les deux belligérants seraient désormais sur «une ligne raisonnable», Fillon «depuis plusieurs jours», et Copé «plus récemment», selon un négociateur.