Crise à l'UMP: Ces fillonistes qui refusent de s'aligner

POLITIQUE Ils ont décidé de rester des «hommes libres»...

Alexandre Sulzer

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Bernard Accoyer et Xavier Bertrand le 29 mars 2010 à Paris.
Bernard Accoyer et Xavier Bertrand le 29 mars 2010 à Paris. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Ils ne sont qu'une dizaine, ces députés qui ont soutenu François Fillon pendant la campagne mais qui n'ont pas rejoint son groupe parlementaire dissident, le R-UMP. Parmi eux, Xavier Bertrand et ses proches, des fillonistes de la dernière heure comme Bernard Accoyer ou Benoist Apparu et une poignée d'«hommes libres».

«Pas la bonne alternative»

C'est ainsi que se définit le député du Jura Jean-Marie Sermier, qui dit avoir hésité à rejoindre le R-UMP. «Ce qui m'a semblé important, c'est de savoir ce qu'en pensait la base. Sur le terrain, j'ai constaté que les militants souhaitaient l'union», explique celui qui est aussi président de la fédération départementale. Créer un groupe parlementaire dissident a été «une alternative qui n'est pas la bonne», assure le député qui a fait voter dans son département une motion demandant la réunion du comité des sages pour arbitrer entre les deux rivaux.

«J'ai été élu avec l'étiquette UMP, je ne veux pas en changer, assure pour sa part le député de Belfort Damien Meslot. Créer un groupe dissident n'a aucun sens puisque nous n'avons aucune différence idéologique. » Ce proche de Xavier Bertrand, qui était à la réunion fondatrice du R-UMP, dit avoir reçu de nombreux e-mails et SMS pour rejoindre le R-UMP. «Mais aucune pression.» «Le groupe UMP n'est pas un groupe Copé, précise le député du Nord Gérald Darmanin. On y trouve aussi des non-alignés.» En cas de nouvelle élection, il «revoterait» François Fillon. «Mais j'espère que lui comme Copé auraient la décence de ne pas se présenter.»

Initiative

Bernard Accoyer consultera mardi prochain les députés sur l'opportunité d'organiser un nouveau vote à l'UMP. Une idée saluée par François Fillonqui a déclaré mardi qu'il ne serait «probablement pas» candidat en cas de nouvelle élection.