François Hollande fondé à donner sa version au procès Trierweiler, estime Chistiane Taubira

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La ministre de la Justice Christiane Taubira a affirmé mardi à l'Assemblée que le président de la République François Hollande, "personne privée", était "tout à fait fondé" à donner sa version dans le procès en diffamation intenté par sa compagne.
La ministre de la Justice Christiane Taubira a affirmé mardi à l'Assemblée que le président de la République François Hollande, "personne privée", était "tout à fait fondé" à donner sa version dans le procès en diffamation intenté par sa compagne. — Lionel Bonaventure afp.com

La ministre de la Justice Christiane Taubira a affirmé ce mardi à l'Assemblée que le président de la République François Hollande, «personne privée», était «tout à fait fondé» à donner sa version dans le procès en diffamation intenté par sa compagne.

«François Hollande est mis en cause dans un ouvrage qui fait l'objet d'une procédure judiciaire», a déclaré la garde des Sceaux, en réponse à une question du député UMP Etienne Blanc. «François Hollande, personne privée, est tout à fait fondé à communiquer à la justice sa version, que le juge prendra en compte ou non, et que les parties interprèteront à leur façon», a-t-elle poursuivi.

«Pure affabulation»

«Tout cela se tiendra en audience publique, vous en jugerez en temps utile, patientez simplement quelque peu», a ajouté la ministre. François Hollande a adressé un courrier manuscrit, sans en-tête, au tribunal de grande instance de Paris, pour soutenir sa compagne Valérie Trierweiler dans son procès contre les auteurs de la biographie «La Frondeuse».

François Hollande dénonce dans ce courrier «comme pure affabulation» des passages du livre «concernant une prétendue lettre jamais écrite». Les auteurs y affirment que François Hollande a sollicité dans un courrier l'UMP Patrick Devedjian pour qu'il lui organise une rencontre avec Edouard Balladur, alors Premier ministre.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a lui aussi écrit de son côté une lettre au TGI, sur papier à en-tête du ministère.

La défense, qui a crié à la violation de la séparation des pouvoirs, a eu connaissance dimanche de ces courriers, à la veille d'une brève audience au TGI. Le prochain rendez-vous judiciaire à été fixé au 28 janvier, lorsque le tribunal se prononcera sur des points de procédure soulevés par la défense, qui a demandé l'annulation de l'assignation des auteurs et éditeur de l'ouvrage.