Législatives partielles: Première défaite du Parti socialiste au profit de la droite

ELECTIONS Les trois candidats UMP sont en bonne position pour l'emporter...

© 2012 AFP
— 
Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), Patrick Devedjian, président du conseil général et ancien ministre UMP, ne l'avait emporté qu'avec 200 voix d'avance sur son concurrent chevènementiste Julien Landfried, soutenu par le PS. Le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit.
Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), Patrick Devedjian, président du conseil général et ancien ministre UMP, ne l'avait emporté qu'avec 200 voix d'avance sur son concurrent chevènementiste Julien Landfried, soutenu par le PS. Le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit. — Miguel Medina afp.com

Le Parti socialiste a essuyé dimanche une cuisante défaite lors de  trois élections législatives partielles, se retrouvant même éliminé du  second tour dans le Val-de-Marne, au profit de la droite qui a réussi à  éviter que la guerre interne à l'UMP ne profite au Front national.

Comme  habituellement lors des scrutins partiels, l'abstention a été élevée,  tant dans le Val-de-Marne que dans l'Hérault, où la députée socialiste  sortante est devancée par l'UMP, et dans les Hauts-de-Seine, où Patrick  Devedjian (UMP) est largement en tête.

La plus grande surprise est  venue de la 1ère circonscription du Val-de-Marne, où le député sortant  UDI investi par l'UMP Henri Plagnol et le dissident UMP Sylvain Berrios  sont arrivés en tête, le candidat du PS ayant été éliminé.

Le FN éliminé

Henri  Plagnol, qui a obtenu 26% des voix, selon les premières estimations du  PS, devance Sylvain Berrios qui recueille 23,3% des suffrages. Avec  19,9% des voix, le candidat du PS Akli Mellouli ne sera pas présent au  second tour, n'atteignant pas 12,5% des électeurs inscrits.

Le  Conseil constitutionnel avait annulé l'élection de Henri Plagnol en juin  car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

Dans  la 6e circonscription de l'Hérault, le candidat de l'UMP Elie Aboud est  arrivé largement en tête au premier tour, devant la députée sortante,  la socialiste Dolorès Roqué qu'il affrontera en duel au second tour dans  une semaine.

La candidate du Front national France Jamet, arrivée  en troisième position, a été éliminée, faute d'avoir obtenu 12,5% des  inscrits. Elie Aboud avait été battu de 10 voix au second tour des  élections législatives de juin par Dolorès Roqué, invalidée par le  Conseil constitutionnel en raison de 23 procurations irrégulières. Il a  obtenu 42,61% des suffrages, contre 27,73% à la candidate socialiste et  23,37% à France Jamet.

L'UMP en progression

Elie  Aboud, qui profite aussi d'un moindre éparpillement des candidatures  qu'en juin, progresse de neuf points, tandis que son adversaire  socialiste régresse d'un peu plus d'un point et que le FN progresse d'à  peine un point.

Le scrutin a été marqué par un taux d'abstention de 58,46%, supérieur de près de 20 points à celui du premier tour en juin.  Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine,  Châtenay-Malabry et Sceaux), Patrick Devedjian, président du conseil  général et ancien ministre UMP, arrive en tête du premier tour avec plus  de 49% des voix, devant le candidat chevènementiste (MRC) Julien  Landfried, qui a enregistré 32% des suffrages. L'abstention a atteint  63%.

Patrick Devedjian ne l'avait emporté en juin qu'avec 200 voix  d'avance sur Julien Landfried, soutenu par le PS, mais son élection  avait été annulée pour la même raison que celle de Henri Plagnol.

Une participation faible

Le  résultat dans l'Hérault constitue une déception pour la présidente du  Front national, Marine Le Pen, qui s'était déclarée samedi «convaincue  que France Jamet (pourrait) arriver devant le candidat de l'UMP». Le  vice-président du FN, Florian Philippot, a pourtant jugé «exceptionnel»  qu'en partielle, «avec une si faible participation», son parti atteigne  «de tels scores».

A l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon  se sont tous deux réjouis de ces résultats «encourageants». Pour le  président proclamé et contesté du parti, le score de Elie Aboud «montre à  la fois son remarquable ancrage local mais aussi la forte mobilisation  de l'électorat de l'UMP». Selon l'ancien Premier ministre, les  pourcentages recueillis de Elie Aboud et Patrick Devedjian «sont  clairement un avertissement au gouvernement de Jean-Marc Ayrault».

Le  Parti socialiste, confronté à une lourde défaite, a souligné que les  «trois circonscriptions étaient traditionnellement acquises à la droite.  Il a appelé au «rassemblement de la gauche» pour le second tour dans  l'Hérault et les Hauts-de-Seine.