Florange: Hollande assure que «les engagements seront tenus»

INDUSTRIE Le chef de l'Etat défend «des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social»...

Avec Reuters
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François Hollande à Paris, le 6 décembre 2012.
François Hollande à Paris, le 6 décembre 2012. — PETIT TESSON-POOL/SIPA/SIPA

Tous les engagements pris avec ArcelorMittal pour sauver le site de Florange seront tenus, a réaffirmé ce jeudi soir François Hollande, interpellé par les syndicats du site mosellan mécontents de l'accord passé avec le géant de l'acier.

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Les décisions prises «sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange et d'obliger ArcelorMittal, l'actuel industriel, à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude», a déclaré le chef de l'Etat en marge de la visite d'un centre Emmaüs dans le 19e arrondissement de Paris.

«Je serai le garant des engagements pris»

«Je veux ici dire que ces engagements seront tenus et que j'en serai, avec le gouvernement, le garant», a-t-il ajouté. «Je sais les inquiètudes, les doutes compte tenu du passé, des manquements. J'ai vu la détresse et la colère.»

Les syndicalistes mosellans ont exprimé leur colère après avoir appris jeudi que le géant de l'acier retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2. Peu de temps après, le géant mondial de l'acier et le gouvernement français ont assuré que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature.

Le «vrai coût politique» de l'affaire connu «dans deux ans»

François Hollande a insisté sur le fait que ce qui était engagé «pour que le projet Ulcos voit le jour sera mené à bien». «J'en fais ici la promesse», a-t-il dit. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on souligne que les syndicats ont effectivement pu penser, sur la foi du communiqué de la Commission européenne, qu'il y avait effectivement un retrait, alors qu'il était déjà prévu que le projet initial ne serait pas présenté.

On écarte tout doute sur la gestion du dossier par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. «Matignon a fait ce qui lui a été demandé de faire, c'est à dire pas de plan social, des investissements et Ulcos», dit-on. Pour l'Elysée, on connaîtra le «vrai coût politique» de l'affaire «dans deux ans».