Florange: L'intersyndicale estime que le Medef «a gagné» et prévient que «la résistance continue»

avec AFP
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L'intersyndicale des salariés de Florange a estimé mercredi, après une rencontre de deux heures à Matignon avec le Premier ministre, que le Medef avait "gagné", en prévenant que "la résistance continu(ait)".
L'intersyndicale des salariés de Florange a estimé mercredi, après une rencontre de deux heures à Matignon avec le Premier ministre, que le Medef avait "gagné", en prévenant que "la résistance continu(ait)". — Pierre Verdy afp.com

L'intersyndicale des salariés de Florange a estimé mercredi, après une rencontre de deux heures à Matignon avec le Premier ministre, que le Medef avait «gagné», en prévenant que «la résistance continu(ait)».

 

«On voit bien que Madame Parisot a gagné. On lui a dit (à Jean-Marc Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé», a déclaré Edouard Martin (CFDT). Selon lui, Jean-Marc Ayrault a «tourné la page du repreneur», et la fermeture des hauts fourneaux est prévue au 30 mars.

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«Un groupe de suivi des investissements (annoncés par ArcelorMittal) et des échéanciers des investissements va être mis en place», de même qu'un «plan spécifique pour les sous-traitants», a rapporté le syndicaliste. «On sort de Matignon avec des questionnements sans réponse et il se propose de nous revoir d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse», a-t-il ajouté. «En sortant, mes doutes restent toujours les mêmes», a-t-il encore dit.

« Ayrault nous a écoutés mais pas entendus»

Le ton était plus véhément à la CGT. Le Premier ministre «nous a écoutés mais pas entendus» mais «il a refusé de revenir sur l'accord», a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant «la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal». La CGT, qui réclame une table ronde, «refuse l'accompagnement social de cet accord», un «accord qu'elle ne peut accepter», a-t-il martelé.

Le texte «est une coquille vide (...). J'ai supplié (le Premier ministre) au nom de toute la Lorraine de revenir sur cet accord», mais «rien du tout en vue», a confirmé d'une même voix Norbert Cima, délégué FO. Une réunion est prévue jeudi et vendredi sur le site mosellan de Florange, et «c'est ensemble qu'on va décider de la suite à donner au mouvement», a conclu Edouard Martin.