Officialisation du R-UMP: Les groupes PS et Verts dénoncent une «instrumentalisation de l'Assemblée nationale»

Avec Sipa

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Les présidents des groupes socialiste et écologiste ont dénoncé mardi la création du groupe Rassemblement-UMP (R-UMP) de François Fillon, y voyant une «instrumentalisation de l'Assemblée nationale».

Cette prise de position de Bruno Le Roux et François de Rugy a été rapportée par le député écologiste Denis Baupin, qui assistait mardi matin à la conférence des présidents en tant que vice-président de l'Assemblée. «Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure façon qu'on ait de donner une bonne image de ces instances, qui sont quand même chargées d'élaborer la loi et qui se devraient d'être un peu au-dessus de ces conflits internes de partis», a-t-il commenté devant la presse.

«Plein de modifications dans les temps de parole»

Selon lui, François Fillon «n'a pas pris la peine de justifier quoi que ce soit» à l'occasion de cette réunion, qui officialisait la naissance de son groupe dissident. «Il a juste rappelé qu'il avait été déjà dans cette salle à l'époque où (Jacques) Chaban-Demas présidait l'Assemblée nationale», a indiqué Denis Baupin, avouant «s'interroger sur le sens de cette déclaration».

Interrogé sur l'ambiance de cette conférence, il a expliqué que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, avait «commencé par souhaiter un bon anniversaire à Christian Jacob, qui a dit qu'il se souviendrait de cet anniversaire». «Ensuite, on est passé aux conséquences pratiques de cette scission parce cela entraîne plein de modifications dans les temps de parole», a-t-il poursuivi.

Concrètement, le Rassemblement-UMP, septième groupe représenté à l'Assemblée, a été doté d'un temps de parole lors des débats et, à compter de mercredi, lors des séances de questions au gouvernement. Sur les six questions dont disposait le groupe UMP jusqu'alors, il n'en conservera que quatre, les deux autres revenant au RUMP.