UMP: Il n'y aura pas de changements de places pour les députés des deux groupes, selon Christian Jacob

Sipa

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Christian Jacob a indiqué ce mardi qu'il n'y aurait pas de changements de places ou d'affectations pour les députés UMP, en dépit de l'installation officielle à l'Assemblée nationale du groupe dissident «Rassemblement UMP» présidé par François Fillon.

«Je ne souhaitais pas qu'il y ait des changements des places dans l'hémicycle et, d'autre part, ne pas non plus à ce stade changer les affectations de postes dans les commissions», a déclaré le chef de file des députés UMP à l'issue de la réunion hebdomadaire de son groupe, amputé d'une partie de ses troupes.

Fillon et Copé «se revoient seuls, je crois que tout cela est très positif»

Les députés présents étaient «un peu moins nombreux que d'habitude», a-t-il reconnu, évoquant un chiffre «plus près de 80 que de 100», du fait de la tenue parallèle d'une réunion du nouveau R-UMP.

Revenant aux discussions directes engagées lundi par François Fillon et Jean-François Copé, les deux protagonistes du psychodrame qui divise le parti depuis plus de deux semaines, Christian Jacob a déclaré avoir «accueilli avec beaucoup de satisfaction» la reprise du dialogue entre les deux parties.

Il s'est ainsi réjoui, «dans la situation de crise où nous sommes, que François Fillon et Jean-François Copé aient renoué le contact hier». Les deux hommes «se sont vus deux fois hier, ils se revoient aujourd'hui, ils se revoient seuls, je crois que tout cela est très positif», a-t-il sobrement commenté.

«Tout faire pour préserver l'unité du groupe UMP»

Le patron du groupe UMP a par ailleurs confié que la conférence des présidents de la matinée, au cours de laquelle a été officialisé la création du groupe «Rassemblement UMP», n'avait pas été «le meilleur moment que j'ai pu vivre parce qu'on est dans quelque chose qui est quand même incohérent».

A l'occasion de cette conférence, le R-UMP a été doté d'un temps de parole lors des débats à l'Assemblée et, à compter de mercredi, lors des séances de questions au gouvernement, a-t-on appris de sources parlementaires.

Affirmant vouloir «tout faire pour préserver l'unité du groupe UMP», Chrisitan Jacob a souligné que «cette idée de deux groupes n'est vraiment pas acceptée par notre électorat».