Rassemblement-UMP, nouveau groupe à l'Assemblée: Mode d'emploi

POLITIQUE Temps de parole, questions au gouvernement: tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau groupe de François Fillon c'est par ici...

Avec Sipa

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L'hémicycle de l'Assemblée nationale, dans le palais Bourbon à Paris, où siègent les députés pour lesquels travaillent les collaborateurs parlementaires.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale, dans le palais Bourbon à Paris, où siègent les députés pour lesquels travaillent les collaborateurs parlementaires. — SIMON ISABELLE/SIPA

Le groupe parlementaire filloniste Rassemblement-UMP (R-UMP) dispose désormais de son propre temps de parole à l'Assemblée et deux interventions lui seront accordées lors des questions au gouvernement mercredi, contre quatre pour l'UMP, a annoncé Claude Bartolone lors de la conférence des présidents de groupe mardi matin.

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L'arrivée de ce septième groupe parlementaire, né de la scission de l'UMP, modifie les règles concernant le temps de parole de chaque groupe. En plus des questions au gouvernement, le R-UMP disposera de 5 questions orales sans débat (prochaine séance le 24 janvier 2013) contre 9 à l'UMP, et de 3 questions écrites signalées, dès lundi, contre 5 à l'UMP, a-t-on appris de source parlementaire.

Toutefois, le Rassemblement-UMP, fondé et présidé par François Fillon, ne jouira pas de tous ses droits avant la prochaine rentrée parlementaire, le 1er octobre 2013, date à partir de laquelle il pourra inscrire un sujet à l'ordre du jour, ou obtenir la création d'une commission d'enquête, a-t-on appris de même source.

Un groupe créé «par convenance politicienne»

«Cinq groupes politiques de notre Assemblée sont les spectateurs effarés d'un spectacle qui leur échappe totalement et qui affaiblit la démocratie dans son ensemble», a déclaré Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, dans un communiqué publié à la suite de la conférence mardi matin. «On ne crée pas un groupe parlementaire par convenance politicienne», ajoute-t-il, refusant que l'Assemblée devienne «la variable d'ajustement de la guerre au sein de l'UMP».

Après presque deux semaines d'une spectaculaire guerre des chefs entre Jean-François Copé et François Fillon, résultat d'une élection très contestée pour la présidence de l'UMP, les deux hommes ont prévu de se revoir mardi à l'Assemblée pour trouver une porte de sortie à cette crise.