Législatives: Marine Le Pen réclame davantage de proportionnelle

Avec Reuters
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Marine Le Pen a plaidé ce vendredi auprès de François Hollande pour davantage de  proportionnelle aux élections législatives, considérant comme une «aumône» les  10% proposés par la commission Jospin.

Comme tous les autres candidats à la dernière élection présidentielle, la  présidente du Front national a été reçue dans le cadre des consultations sur  l'avenir des institutions. François Bayrou, le président du Modem, et Jean-Luc Mélenchon, co-président  du Parti de gauche, avaient été consultés plus tôt dans la journée.

«Nous avons rappelé que l'Assemblée nationale n'est pas la représentante du  peuple français»

Ces trois partis sont partisans d'une réforme du scrutin législatif qui  donnerait plus de place à la proportionnelle, plus favorable aux petites et  moyennes formations politique que le scrutin majoritaire deux tours. La commission présidée par l'ancien Premier ministre propose l'introduction  d'une part de proportionnelle jusqu'à 10% pour les élections législatives.

«Nous avons rappelé que l'Assemblée nationale n'est pas la représentante du  peuple français, ne représente pas la pluralité des opinions en France  contrairement à notre Constitution», a déclaré Marine Le Pen à sa  sortie. Marine Le Pen a recueilli 17,9% des suffrages à l'élection présidentielle et  le Front national 13,6% des voix au premier tour des législatives qui ont  débouché sur l'entrée de deux députés FN au Palais-Bourbon.

«Il y a 20% des Français qui sont sous-représentés»

«Il y a 20% des Français qui sont sous-représentés, c'est le moins qu'on  puisse dire, puisqu'ils ont deux députés sur 577», a-t-elle déclaré. «Nous avons  exprimé que 10% de proportionnelle nous apparaissait être une aumône. Cela ne  contribuera pas à réduire la fracture entre le peuple et sa représentation», a-t-elle ajouté. Marine Le Pen, qui n'était jamais à l'Elysée depuis l'élection de François  Hollande, a dit avoir été reçue «en tant que représentante de 6,5 millions de  Français».

«Le président nous a écoutés en tenant compte de cette situation», a ajouté  la responsable frontiste, qui était accompagnée par le vice-président du parti,  Florian Philippot. Dans un mémorandum remis au président et la presse, Marine Le Pen se prononce  pour l'anonymat des parrainages. Le FN avait eu beaucoup de mal à recueillir les  500 signatures d'élus nécessaires pour présenter un candidat lors de la dernière  élection présidentielle.