Crise à l'UMP: Un référendum, mais à quelles conditions?

POLITIQUE «20 Minutes» fait le point sur les conditions des uns et des autres sur un référendum portant sur une nouvelle élection du président de l'UMP...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon (de gauche à droite) à Bordeaux, le 3 mai 2012.
Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon (de gauche à droite) à Bordeaux, le 3 mai 2012. — JEAN-PIERRE MULLER/AFP

La voie du référendum pour résoudre les conflits. Jean-François Copé et François Fillon, qui s’opposent depuis dix jours pour la présidence de l'UMP, se sont rencontrés ce mardi après-midi, à la demande de Nicolas Sarkozy.

Cette entrevue entre les deux anciens candidats à l’Assemblée nationale s’est révélée fructueuse.  Evoluant par rapport à ses déclarations du matin même, Jean-François Copé a proposé d'organiser un référendum auprès des militants UMP portant sur une nouvelle élection interne, a rapporté son entourage.

Délais rapides

François Fillon, réuni avec ses soutiens parlementaires depuis 16h, discute actuellement de cette proposition. Selon les informations de 20 Minutes, l’idée de ce référendum pourrait être accepté, mais sous plusieurs conditions. 

Parmi ces conditions, le référendum doit «se tenir avant la fin de l’année» ; «il doit être réalisé sans procuration, par internet avec un prestataire extérieur». Ce référendum doit être géré «par une commission ad hoc impartiale et indépendante». Enfin, «de nouvelles élections doivent intervenir au début du printemps», a déclaré une source filloniste à 20 Minutes

Choix des militants

Jean-François Copé est revenu sur sa rencontre avec François Fillon, lors d'une brève allocution au siège de l’UMP. Le président proclamé de l'UMP a déclaré avoir demandé à François Fillon de renoncer à son groupe parlementaire et à son intention d’aller en justice. «En contrepartie j’ai proposé à François Fillon que l’on donne la parole aux militants de l’UMP pour qu’ils se prononcent par reférendum. Si les militants considèrent qu’il n’y a pas lieu de revoter je poursuivrai mon mandat, si à l’inverse les militants décidaient de relancer le processus électoral, je resterai président de l’UMP jusqu’au vote éventuel», a-t-il expliqué.

Le député-maire de Meaux a ajouté que ce vote doit être organisé dans des «délais rapides», soit décembre ou janvier. Il a précisé que François Fillon et lui-même «nous surpeviserons les conditions» de ce référendum. «J’espère que la main que je tends sera prise par François Fillon», a déclaré Jean-François Copé, qui a assuré que «le fait que les militants choisissent eux même de revoter ou non, la voie de la sagesse qui doit l’emporter, ce sera aux militants de choisir».

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