Création d'un groupe parlementaire, appel à Sarkozy... Si vous avez raté la matinée à l'UMP

POLITIQUE «20Minutes» fait le point sur les événements...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-François Copé élu président de l'UMP, le 19 novembre 2012.
Jean-François Copé élu président de l'UMP, le 19 novembre 2012. — WITT/SIPA

Dix jours après l’élection pour la présidence de l’UMP, qui opposait le 18 novembre Jean-François Copé à François Fillon, le psychodrame à droite continue, avec l’annonce, ce mardi matin, de la création d’un groupe dissident à l’UMP à l’Assemblée nationale, sous l’égide de François Fillon. Baptisé «Rassemblement UMP», ce nouveau groupe parlementaire devrait réunir entre 50 et 70 députés fillonistes, sur un total de 195 députés UMP. Les sénateurs fillonistes pourraient suivre cette initiative mercredi, à la suite d’une réunion programmée à 11h.

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Les soutiens de l’ancien Premier ministre, qui contestent toujours l’élection de Jean-François Copé, appellent aussi à un nouveau vote des adhérents UMP pour la présidence du parti. Mais pour le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), qui a été proclamé vainqueur du scrutin lundi par la commission des recours du parti, il n’en était pas question mardi matin.

Proposition de référendum sur une nouvelle élection

«Je crois malheureusement que la passion, la tension, est bien mauvaise conseillère», a réagi sur RTL Jean-François Copé, qui récuse les accusations avancées par les fillonistes concernant une «fraude industrielle» des procurations. Jean-François Copé se retranche en outre derrière les statuts de l'UMP pour refuser l’organisation d’un nouveau vote à l’UMP, ajoutant qu’il refuse de céder à la «pression d'un ultimatum» lancé par François Fillon.

Depuis le début de la crise à l’UMP, le nom de Nicolas Sarkozy est invoqué pour être le juge de paix dans cette crise. L'ancien ministre des Sports David Douillet, qui dit lui avoir parlé, a assuré mardi midi que Nicolas Sarkozy était «excédé par la situation», et envisageait de prendre une initiative pour sortir de la crise à l’UMP.

Preuve de cette initiative, Jean-François Copé et François Fillon se sont rencontrés en début d’après-midi, à la demande de l’ancien chef d’Etat. Au cours de cette entrevue, Jean-François Copé a accepté d’évoluer sur sa position concernant un nouveau vote. Selon les informations de 20 Minutes, le député-maire de Meaux a proposé à François Fillon un référendum destiné aux militants en janvier, portant sur l’organisation d’une nouvelle élection. L’ancien Premier ministre aurait accepté cette proposition.

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