Notre-Dame-des-Landes: Des élus s'enchaînent pour parler au préfet

POLITIQUE Une soixantaine de représentants d'EELV, du MoDem ou du Parti de gauche ont donné de leur personne ce dimanche...

à Nantes, Frédéric Brenon

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Des opposants à la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent à Nantes le 24 novembre 2012.
Des opposants à la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent à Nantes le 24 novembre 2012. — REUTERS/Stephane Mahe

Une soixantaine d’élus opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Europe Ecologie-Les Verts, MoDem, Parti de Gauche…) ont effectué un sit-in depuis 14h ce dimanche devant la préfecture de Loire-Atlantique à Nantes.

La manifestations'est terminée peu avant 18h après la réception d’une délégation par le préfet.  «Nous lui avons demander de faire remonter au gouvernement qu’il ne pourra pas y avoir de discussion tant qu’il y aura des forces de l’ordre sur le site. La nuit dernière, quelques minutes après l’annonce d’une commission de dialogue, il y avait de nouvelles violences. On ne veut plus de double-langage. On demande de la cohérence et de la confiance», rapporte Françoise Verchère, co-présidente du collectif des élus doutant de la pertinence du projet.

Enchaînés les uns aux autres, ils exigeaient un rendez-vous avec le préfet pour obtenir «l'arrêt complet des opération policières sur le terrain, préalable nécessaire à toute ouverture de dialogue». L'Acipa, principale association citoyenne opposée au projet, exige elle aussi un départ des forces de l’ordre afin d’entreprendre un dialogue avec le gouvernement.

Retour au calme dans les sous-bois

Sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la situation est revenue au calme depuis dimanche matin. Toujours positionnés dans les sous-bois, les opposants au projet ont pu tenir un pique-nique festif ce dimanche midi et reconstruire des abris. Les gendarmes mobiles, moins nombreux que ces deux derniers jours, se tiennent à distance.
 
De violents affrontements s’étaient déroulés dans la nuit, entre 23h et 5h. Les anti-aéroport évoquent ce midi «une centaine de blessés» dans leur camp. «Rumeur infondée», estime la préfecture de Loire-Atlantique.