Présidence de l'UMP: La saison 2 du feuilleton Copé-Fillon a commencé mercredi

POLITIQUE Pour François Fillon, les votes de trois fédérations d'outre-mer ont été oubliés...

Alexandre Sulzer

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François Fillon (à g.) estime qu'il a remporté l'élection pour la présidence de l'UMP contre Jean-François Copé (à dr.) avec 26 voix d'avance.
François Fillon (à g.) estime qu'il a remporté l'élection pour la présidence de l'UMP contre Jean-François Copé (à dr.) avec 26 voix d'avance. — WITT / SIPA

Rappel de la saison 1 : François Fillon, qui dénonce des irrégularités dans le vote à l'UMP, a accepté le résultat proclamé par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe). Mercredi, coup de théâtre. Ses lieutenants annoncent à 14 h 30 que la Cocoe a oublié de prendre en compte trois fédérations dans le décompte des voix (lire ci-dessous). François Fillon demande alors à Alain Juppé, resté neutre, d'organiser une direction collégiale temporaire. « François Fillon nous a avoué qu'il avait beaucoup hésité avant de s'engager dans cette démarche, car il se rend bien compte qu'on est reparti pour un tour. Mais comment pourrait-on accepter qu'on écarte des militants du comptage ? », explique l'un de ses proches. « Un appel m'a été lancé pour organiser une médiation. J'y suis prêt à la condition absolue qu'elle se fasse avec l'accord et la collaboration des deux parties », fait savoir en fin d'après-midi Alain Juppé. Plus tard, Michèle Alliot-Marie fait savoir que « sans revendiquer aucun poste, responsabilité ou fonction », elle est « prête à participer à toute action allant dans le sens de l'apaisement ». A 18 h  45, Jean-François Copé oppose une fin de non-recevoir. Le nouveau président rappelle que les résultats de la Cocoe ont été validés par le bureau politique le matin même. Si François Fillon veut faire un recours, dit-il, il lui « appartient de la faire à la Commission nationale des recours ». Une instance interne que les fillonistes considèrent acquise aux copéistes. Sur TF1, Fillon confirme qu'il n'a « pas confiance », précisant : « Si je dépose un recours, c'est devant la justice. » « L'UMP ne peut pas vivre sur un mensonge », indique aussi celui qui déclare « renoncer à la présidence de l'UMP ». « De façon définitive et quoi qu'il arrive », précise Jérôme Chartier, son porte-parole, contredisant d'autres proches qui assurent, eux, que ce renoncement serait provisoire, le temps d'une médiation. Le parti va-t-il exploser ? A suivre.