Valérie Debord: «Ils mènent une guerre psychologique et d'intoxication»

INTERVIEW L'une des proches de Jean-François Copé réagit à la nouvelle revendication de la victoire par François Fillon...

Propos recueillis par Maud Pierron

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Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, le 25 août 2011, à Paris.
Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, le 25 août 2011, à Paris. — WITT / SIPA

Quelle est votre réaction aux propos des proches de Fillon, qui revendiquent la victoire?
Stop! Stop les mauvais perdants! La Cocoe a donné un résultat, les Fillonistes ont toujours dit qu’il fallait se ranger derrière ce que disait la Cocoe et là je vois que c’est à géométrie variable. Il y a une commission des recours à l’UMP, qu’ils commencent par la saisir et nous verrons bien.

Mais si effectivement des fédérations ont été oubliées, il est logique qu’ils contestent le résultat?
Qu’ils saisissent la commission des recours. Et nous, on parlera des Alpes-Maritimes.

Vous évoquez les fraudes supposées…
Les fraudes avérées! Dans trois bureaux. Ils mènent une guerre psychologique et d’intoxication depuis 72 heures. Ça suffit.

François Fillon demande qu’Alain Juppé prenne la direction de l’UMP de manière transitoire…
Mais Alain Juppé était au bureau politique ce matin. Il a dit qu’il était derrière Jean-François Copé. Cela ne se fera pas.

Dur de faire l’unité à l’UMP avec ce dernier rebondissement, non?
Mais pas du tout. Elle est déjà faite depuis ce matin, l’unité. Xavier Bertrand et Alain Juppé l’ont dit en bureau politique, où il n’y a jamais eu autant de monde. Je crois que les Fillonistes n’arrivent pas à faire le deuil d’une victoire qu’il leur croyait promise. Ils doivent faire preuve de résilience et regarder la réalité des chiffres. Les militants détestent ce genre de choses, ils détestent les donneurs de leçons qui disent quelque chose et ne le font pas.