Notre-Dame-des-Landes: La manifestation rassemble des milliers mécontents

AEROPORT Ils protestent contre le projet d'aéroport près de Nantes...

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Les manifestants contre le projet d'aéroport près de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre 2012.
Les manifestants contre le projet d'aéroport près de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre 2012. — REUTERS/Stephane Mahe

La manifestation contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, a démarré samedi, rassemblant 2.000 personnes à 11 heures selon la préfecture et beaucoup plus selon les organisateurs.

Mélenchon attendu

Le défilé s'étalait déjà sur près de deux kilomètres avant que les derniers manifestants aient pu commencer à marcher, a constaté l'AFP. La préfecture avait indiqué vendredi qu'elle attendait environ 8.000 personnes. Le cortège, au sein duquel on pouvait voir des habitants de la zone, des associatifs en blouse blanche portant l'inscription verte Greenpeace et des militants déguisés, se dirige vers la zone d'aménagement différé (Zad), dédiée au projet d'aéroport et rebaptisée par ses opposants «Zone à défendre».

Les manifestants, dont certains portent des drapeaux blancs avec un avion barré d'un cercle rouge «interdit», entendent - dans un premier temps - reconstruire samedi un "lieu de rencontre et d'accueil" pour les opposants à l'aéroport. Depuis le 16 octobre, les forces de l'ordre ont expulsé environ 150 «squatters» opposants à l'aéroport, installés pour certains depuis plusieurs années sur place.

Des personnalités politiques comme le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ou Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, sont attendues, ainsi qu'une importante délégation de parlementaires Europe Écologie-Les Verts (EELV). L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la concession a été attribuée au groupe Vinci pour 55 ans, est destiné à remplacer l'actuel aéroport de Nantes, à partir de 2017.

Le projet a été approuvé en 2008 par l'État, ainsi que par les collectivités locales socialistes, ainsi que par l'UMP. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, qui s'est beaucoup engagé en sa faveur, fait désormais office de cible privilégiée des anti-aéroport.