Pas question de quitter le gouvernement pour l'instant, dit Duflot

Reuters

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La ministre du Logement, Cécile Duflot, refuse de «rajouter une crise politique» à la crise économique et précise que «si un jour des limites sont franchies», les écologistes se poseront la question de leur maintien au gouvernement «de manière collective, posée et calme».

Le sénateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé, a provoqué des tiraillements dans la majorité en affirmant vendredi dernier sur Radio Classique que les écologistes s'interrogeaient sur leur présence au gouvernement six mois après l'élection de François Hollande. Cécile Duflot et Pascal Canfin, ministre délégué au Développement, sont les deux représentants d'EELV au sein de l'équipe de Jean-Marc Ayrault.

«Si un jour des limites sont franchies, nous aurons l'occasion de nous prononcer de manière collective»

«On a le droit de s'interroger, mais le faire en public et feuilletonner les relations entre les socialistes et les écologistes, ce ne sera jamais mon sujet», commente-t-elle dans un entretien au JDD. «Je me refuse au cynisme qui voudrait que les accords soient bons seulement pour gagner les élections», souligne-t-elle. «Si un jour des limites sont franchies, nous aurons l'occasion de nous prononcer de manière collective, posée et calme. Mais cela ne peut se faire au bout de six mois.»

Cécile Duflot juge que la ligne rouge pourrait être franchie pour les écologistes si l'exécutif venait à autoriser les recherches sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste, une mesure préconisée par Louis Gallois dans son rapport sur la compétitivité. Le gouvernement s'y refuse pour l'heure. «Il y a des sujets de débat, voire de désaccord, mais pas plus, pour le moment», note la ministre.