Le Front national s'en prend à Benjamin Biolay, «rebelle en peau de lapin»

E.O.

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«La vengeance est un plat (…) que certains mangent froid, comme Stirbois s'est mangé son cèdre». La formule, chantée par Benjamin Biolay dans sa chanson Vengeance, n'est pas au goût au Front national, qui n'apprécie pas de voir ainsi évoqué l'ancien cadre du parti, mort dans un accident de voiture le 5 novembre 1988.

Dans un communiqué, le parti extrémiste s’en prend au «militant socialiste Benjamin Biolay» qui «a cru bon d’ironiser sur la mort de Jean-Pierre Stirbois, illustre secrétaire général du Front national de 1981 à 1988». 

Le FN salue en Jean-Pierre Stirbois «un authentique opposant au système», «tout l’opposé de ce qu’est Benjamin Biolay, rebelle en peau de lapin qui a reçu l’agrément de la classe dominante». «On verra dans les propos de Benjamin Biolay les signes évidents d’un complexe d’infériorité ou d’une admiration refoulée à l’égard des militants du Front National», écrit encore le parti.

Le chanteur, dont le dernier album Vengeance sorti lundi a été salué par la critique, a affiché son soutien à François Hollande pendant la campagne.