Congrès de Toulouse: Des syndicats se joignent aux congressistes socialistes

POLITIQUE Ils ont été reçus par des dirigeants socialistes...

Matthieu Goar

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Des représentants syndicaux de chez Air France, Thales, des hôpitaux de la région mais aussi des patrons de PME se sont donné rendez-vous au Congrès du PS de Toulouse, le 26 octobre 2012.
Des représentants syndicaux de chez Air France, Thales, des hôpitaux de la région mais aussi des patrons de PME se sont donné rendez-vous au Congrès du PS de Toulouse, le 26 octobre 2012. — LANCELOT/CHAMUSSY/SIPA

De notre envoyé spécial à Toulouse

Sous la pluie, ils attendent depuis le matin, bien avant que les portes du parc des expositions ne s’ouvrent. Des représentants syndicaux de chez Air France, Thales, des hôpitaux de la région mais aussi des patrons de PME se sont donné rendez-vous pour se rappeler aux bons souvenirs du PS. Pour l’occasion, la CGT avait même imprimé un tract spécial pour ce congrès du parti majoritaire en France. «Les salariés qui ont majoritairement œuvré pour le changement, se sentent trahis dans leur choix politique : leur quotidien ne s’est pas amélioré», peut-on lire sur le document.

La CGT y évoque également le projet de loi socialiste sur l’interdiction, des licenciements boursiers de février 2012. «Qu’est devenu ce projet?», s’interrogent les syndicalistes. Du côté de la CGPME, on était plutôt venus protester contre la gausse des prélèvements sociaux. «Avant j’embauchais, mais ça s’était avant», pouvait-on lire sur les pancartes. Les salariés du Crédit immobilier de France (CIF) n'ont par contre pas eu l'autorisation d'approcher du Congrès.

Le PS s’organise

Prévenu de ces mouvements, le PS avait organisé des rendez-vous avec les syndicalistes. «Depuis le début du quinquennat, nous avons assisté à une volonté de dialogue social. Très bien. On nous écoute mais à quoi cela peut-il servir si rien ne change», résume Jean Escartin, délégué de la CGT et salarié au CHU de Toulouse, à la sortie d’un entretien avec Charlotte Brun, secrétaire nationale aux affaires sociales du PS. Selon le syndicaliste, la loi HPST continue à faire des ravages à l’hôpital en imposant des objectifs de rentabilité. A l’hôpital de Figeac, le personnel est en grève depuis le 13 septembre 2012.

Mal-être à l’hôpital

Pour alerter les socialistes, les syndicalistes évoquent également la mort d’un enfant de deux ans dans le Lot. Un drame provoqué selon eux par la désertification médicale. «Les socialistes ont conscience qu’il y a des problèmes mais est-ce qu’ils mettront les moyens politiques pour arranger les choses?», s’interroge Jullien Terrié salarié à l’hôpital de Toulouse qui évoque le mal-être de certains de ses collègues dont certains auraient tenté de se suicider sur leur lieu de travail. Ce délégué s’étonne que le pouvoir socialiste n’ait pas non plus amnistié certains syndicalistes condamnés dans la région. «La CGT a appelé à voter François Hollande. Nos attendons. Mais si rien n’évolue, nous nous mobiliserons à nouveau», conclut Julien Terrié.