Plan social à PSA: Le gouvernement dénonce le «cynisme absolu» de Sarkozy

RÉACTIONS elon Najat Vallaud-Belkacem, «on a creusé les difficultés de l'entreprise» en repoussant la mise en œuvre des «ajustements nécessaires»...

E.O., avec Reuters

— 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement,
Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, — V. WARTNER / 20 MINUTES

Ainsi, Nicolas Sarkozy aurait bel et bien demandé à PSA de repousser son plan social après la présidentielle. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a dénoncé ce vendredi «le cynisme absolu» de Nicolas Sarkozy, après la révélation faite par François Fillon jeudi soir sur le plateau de l'émission «Des paroles et des actes».

Pour Najat Vallaud-Belkacem, «ça démontre finalement deux façons très différentes de gouverner, du gouvernement Sarkozy et du gouvernement actuel»: «Le premier était dans le cynisme absolu, la recherche de l'intérêt électoraliste pur et à court terme, le second, celui de Jean-Marc Ayrault, est dans la recherche permanente de solutions», a déclaré la porte-parole du gouvernement sur France 2.

Un «mensonge industriel d'Etat» selon Désir

«Retarder le plan social lui-même, ça veut dire que les difficultés de trésorerie s'accumulent et ça veut dire que le plan social, pour le coup, n'en est que plus important. Donc c'est extrêmement grave ce qui nous a été confirmé hier soir», a-t-elle souligné. «On a creusé les difficultés de l'entreprise parce que par définition, plus vous mettez de temps à faire les ajustements nécessaires (...), plus cette crise s'approfondit», a déploré Najat Vallaud-Belkacem.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a insisté, dénonçant ce vendredi un «mensonge industriel d'Etat». «En matière de couacs, le mensonge que Monsieur Fillon a révélé hier, qui a été celui de Monsieur Sarkozy pendant la campagne, qui a caché aux Français un plan de restructuration et en fait, de licenciements de 8.000 emplois dans le groupe PSA, ça c'est vraiment un véritable scandale», a dénoncé Harlem Désir, jugeant que ce «mensonge industriel d'Etat retire tout crédit à la droite pour donner quelque leçon que ce soit en matière de politique économique». «La droite avait abandonné les Français dans la crise. La droite avait abandonné l'industrie», a-t-il ajouté. «Aujourd'hui, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault soutient l'industrie, les emplois. Nous nous battrons pour tous les emplois».

Interrogé sur ce même vendredi sur RTL, Xavier Bertrand, qui était ministre (UMP) du Travail à l’époque, a quant à lui affirmé ne pas avoir «le même souvenir» de cet épisode que son ancien Premier ministre. «J'ai par contre un souvenir très clair, c'est d'une constance de Nicolas Sarkozy pour dire qu'il ne voulait pas de fermeture de site dans l'industrie automobile en France», a insisté le député UMP de l'Aisne.