UMP: Entre Copé et Fillon, un débat sans polémique mais pas sans petites piques

POLITIQUE Lors du débat sur France 2, Copé et Fillon ont minimisé leurs désaccords...

Alexandre Sulzer
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François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 25 octobre 2012.
François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de «Des paroles et des actes», le 25 octobre 2012. — MIGUEL MEDINA / AFP

Fillon le rassembleur face à Copé le franc-tireur. Jeudi, sur le plateau de «Des paroles et des actes» sur France 2, les deux candidats à la présidence de l’UMP se sont bien attachés à rester dans leur positionnement habituel tout en s’efforçant, parfois difficilement, à ne afficher leurs divergences. Sous le signe de la «gravité», François Fillon a mis en avant son expérience de Premier ministre pour justifier sa candidature, plus un «devoir» qu’une envie. «Je veux participer au redressement national», a-t-il avancé solennellement, semblant ainsi mettre de côté l’hypothèse d’une candidature à la Mairie de Paris.

Pas de «bulletin de notes»

«On est dans un pays extrêmement divisé, fragilisé, il faut rassembler les Français», a-t-il insisté, en une posture gaullienne, pour justifier son opposition au mariage homosexuel. «Rassemblement, oui, mais pas à l’eau tiède, a répliqué quelques minutes plus tard Jean-François Copé, estimant qu’«il y a une droite complexée, qui est dans la fausse pudeur, qui a peur de l’édito assassin d’une presse parisienne».

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Assumant sa propre décomplexion, notamment au sujet de l’islam, le secrétaire général a rappelé qu’il n’était pas sur le plateau pour «dire seulement des phrases ampoulées qui ne servent à rien». Une attaque à peine voilée contre son adversaire. Lors du débat en face à face, le secrétaire général de l’UMP a toutefois essayé de retenir ses coups. «Je suis fonceur, mais bien élevé», s’est-il d’ailleurs justifié. Sur la ligne à adopter vis-à-vis du FN et du PS, François Fillon a assumé de ne pas mettre «les deux partis sur le même plan». Invité à réagir, Jean-François Copé a refusé de lui attribuer un «bulletin de notes». Interrogé sur trois mesures du gouvernement, François Fillon a apporté son soutien à chacune d'elles, Jean-François Copé à une seule. «Il y a bien une différence», conclut David Pujadas. Jean-François Copé ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire.