Ségolène Royal pense entrer «à un moment» dans le «dispositif»

POLITIQUE La candidate malheureuse aux législatives évoque un «constat tacite» avec François Hollande...

E.O., avec AFP

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Ségolène Royal, qui n'est pas "sortie de la politique", confie dans l'hebdomadaire Le Point paru jeudi avoir un "constat tacite" avec François Hollande pour qu'elle rentre "à un moment" dans le "dispositif".
Ségolène Royal, qui n'est pas "sortie de la politique", confie dans l'hebdomadaire Le Point paru jeudi avoir un "constat tacite" avec François Hollande pour qu'elle rentre "à un moment" dans le "dispositif". — Fred Dufour afp.com

Ségolène Royal l'assure, la politique, ce n'est pas fini pour elle. «Je ne suis pas sortie de la politique. Il faut trouver quelque chose qui me convienne à moi et qui lui convienne à lui. On va voir comment cela se dénoue», explique la présidente PS de la région Poitou-Charentes dans l'hebdomadaire Le Point.

Si une entrée au gouvernement paraît peu probable -«François ne va pas remanier maintenant»- , une «mission» à l'étranger est envisageable. «Il faut trouver la bonne solution sans précipitation. Il y a un constat tacite entre François et moi: à un moment, il faudra que je rentre dans le dispositif», indique-t-elle. «Le fait que, malgré mon poids politique, je ne sois pas dans le dispositif intrigue les gens. Pour le dispositif global, ce serait bien que j'y sois», insiste l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007.

«A un moment, les Français peuvent en avoir marre de nous trois»

Concernant ses relations avec François  Hollande et sa compagne, Valérie Trierweiler, Ségolène Royal estime qu'«on ne sait pas quels seront les effets de cette affaire sur les Français». «A un moment, ils peuvent en avoir marre de nous trois, et donc de moi aussi», ajoute Ségolène Royal, inquiète de «perdre son patrimoine politique». «Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas de mes idées politiques», déplore-t-elle.

Elle revient aussi sur le pataquès créé par sa rencontre impromptue avec François Hollande en septembre en marge du sommet de l'ONU à New York, quand le chef de l'Etat avait tourné les talons pour ne pas la croiser devant des journalistes. «Ce n'est pas François qui a pris l'initiative de tourner les talons, ce sont ses conseillers qui lui ont dit de faire demi-tour. Ils sont à cran. Ils sont sous pression. Il y a des pressions d'elle (ValérieTrierweiler, ndlr) sur l'entourage», fustige Ségolène  Royal.

«Le congrès du PS à Toulouse, je m'en fiche»

L'ex-candidate à l'Elysée dit aussi «refuser le tourbillon de la politique politicienne». «Le congrès (du PS à Toulouse), je m'en fiche. C'est une compétition de muscles. L'objectif pour chaque dirigeant est de placer les siens», décrit Ségolène Royal, qui avait tenté de prendre le contrôle du parti en 2008.

«Je ne mettrai pas le doigt dans l'engrenage d'une nouvelle bataille de courants», prévient Ségolène Royal. «Je surveille, je garde un oeil, mais je ne veux plus faire cela.»

Sans démentir le contenu de l'article, Ségolène Royal a nié sur Twitter avoir donné une interview au Point. Selon elle, le magazine a «trituré quelques phrases» dites au téléphone. Le seul entretien qu'elle a accordé ces derniers temps, assure-t-elle, est celui paru dans Le Monde le week-end dernier.