François Hollande reçoit à l'Elysée les familles des six otages retenus au Sahel

OTAGES Les quatre collaborateurs d'Areva ont été enlevés il y a plus de 2 ans...

E.O.

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François Hollande sur le perron de l'Elysée, le 15 octobre 2012.
François Hollande sur le perron de l'Elysée, le 15 octobre 2012. — REUTERS/Benoit Tessier

De retour de sa première tournée africaine en tant que chef de l’Etat, François Hollande reçoit ce début de semaine les familles des otages enlevés au Mali et au Niger

Le Président accueille d’abord les proches de Philippe Verdon et Serge Lazarevic, ces deux  hommes présentés comme des géologues capturés dans leur hôtel malien, le 24 novembre 2011. Puis, mardi, il recevra les familles des quatre collaborateurs d’Areva enlevés au Niger le 16 septembre 2010.

«Il est temps, maintenant, de libérer nos otages» 

«Libérez-les avant qu'il ne soit trop tard», a lancé François Hollande aux ravisseurs, samedi à Kinshasa, devant les expatriés français. «C'est en montrant une grande détermination pour tenir notre ligne qui est celle de la lutte contre le terrorisme que nous pouvons convaincre les ravisseurs qu'il est temps, maintenant, de libérer nos otages», avait-il assuré peu de temps avant, lors d’une conférence de presse.

Le chef de l’Etat a également indiqué que la France soutiendrait logistiquement les pays africains qui souhaiteraient intervenir contre les islamistes. Une opinion qui n’a pas manqué de faire réagir les extrémistes. Un responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a ainsi immédiatement menacé de mort les otages ainsi que François Hollande. «La vie des otages est désormais en danger à cause des déclarations du président français qui veut nous faire la guerre. Lui-même, sa vie est désormais en danger. Il faut qu'il le sache», a déclaré à Oumar Ould Hamaha à l’AFP.