Nicolas Sarkozy décore le bras droit de Jean-François Copé

POLITIQUE D'aucuns y voient un signe de soutien de l'ex-Président au maire de Meaux pour la présidence de l'UMP...

Enora Ollivier

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Nicolas Sarkozy, le 11 octobre 2012, à New York.
Nicolas Sarkozy, le 11 octobre 2012, à New York. — ANDERSON GARDINER/MEINELT THOMAS/LENHOF STEPHANE/SIPA

Faut-il y voir un soutien officieux à Jean-François Copé dans la course à la présidence de l’UMP? Un mois avant l’élection du chef du parti, Nicolas Sarkozy remet ce lundi au directeur de cabinet de l’actuel secrétaire général de l’UMP, Jérôme Lavrilleux, l’insigne de chevalier de l’Ordre du mérite.

Si la promotion de Jérôme Lavrilleux a été officialisée en novembre 2010, la décoration n’a lieu que maintenant, et alimente les rumeurs d’un éventuel soutien de l’ex-Président à Jean-François Copé.

Sarkozy «a beaucoup d’admiration  pour Copé» selon Dati

Rachida Dati, elle-même soutien de l’actuel secrétaire général de l’UMP face à François Fillon, a d’ailleurs vu un signe dans ce sens. Interrogée sur BFMTV sur la signification d’un tel geste, l’ex-Garde des Sceaux, a estimé qu’il «pourrait» s’agir d’un choix effectué par Nicolas Sarkozy.  «Nicolas Sarkozy a beaucoup d’admiration  et de respect pour Jean-François Copé, et aussi pour ceux qui ont contribué au succès de sa campagne. Jérôme Lavrilleux a été la cheville ouvrière de sa campagne», a indiqué l’ex-Garde des Sceaux.

Jérôme Lavrilleux a effectivement été particulièrement actif durant la campagne présidentielle. Coordinateur du meeting de Villepinte de mars 2012, le premier grand rassemblement du candidat Sarkozy, membre de la «cellule riposte» aux côtés de Brice Hortefeux et de Guillaume Peltier, ce proche historique de Jean-François Copé a été en première ligne avant l’élection.

«Un coup bas» pour un proche de Fillon

Xavier Bertrand, qui ne s’est toujours pas déclaré en faveur de François ou de Jean-François Copé, s’est quant à lui refusé à voir un quelconque lien entre cette remise d’insigne et un soutien de Nicolas Sarkozy.  «Je n'y vois pas un signe politique», a-t-il indiqué dimanche sur France 5.

Reste que la décoration de Jérôme Lavrilleux fait grincer des dents du côté des partisans de François Fillon. «C’est un coup bas, et ce n’est surtout pas digne de la part de celui qui devrait rester au-dessus de la mêlée», s’est ému un proche de l’ancien Premier ministre dans le Journal du dimanche. D’autant que des présomptions de soutiens à Jean-François Copé ont déjà fait jour, quand Jean Sarkozy a accueilli avec enthousiasme l’actuel secrétaire général de l’UMP à Neuilly, début septembre.