Jean-François Copé «persiste et signe» sur la polémique du pain au chocolat

POLITIQUE Le député-maire de Meaux a réédité ses propos en marge d'un déplacement à Nantes, ce samedi...

Guillaume Frouin, à Nantes

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Jean-François Copé en déplacement au Mans, le 5 septembre 2012.
Jean-François Copé en déplacement au Mans, le 5 septembre 2012. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Alors que ce samedi soir, une association entend distribuer des pains au chocolat à l’entrée du meeting de Jean-François Copé près d’Angers (Maine-et-Loire), celui-ci a affirmé que cet «humour» «ne le froisse pas». Au contraire, il «persiste et signe» sur sa ligne d’une «droite et d’un centre-droit sans complexes». C'est ce qu'il a dit samedi matin faisant allusion à la polémique sur le pain en chocolat, en marge d’une réunion similaire à Nantes dans le cadre de la campagne interne pour la présidence de l’UMP.

«Nous autres qui portons les valeurs de la droite républicaine avons un devoir: nous ne faisons pas, en aucun cas, d’alliance avec le Front national», a déclaré Jean-François Copé aux journalistes. «Mais je ne vais pas tendre la deuxième joue, ni demander à mes amis de tendre la deuxième joue, en m’interdisant de parler des sujets qui angoissent les Français.»

«Ce que j’ai dénoncé, c’est le fait que les gens instrumentalisent, caricaturent l’exercice d’un culte, à des fins de violence, voire parfois d’extrémisme. C’est bon, je ne vais quand même pas nier cela!» s’est offusqué le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

Les médias en cause

 Jean-François Copé s’est  plaint, au passage, du traitement médiatique qui lui est réservé, après être revenu sur le «mensonge d’Etat» de Jean-Marc Ayrault pour qui «neuf Français sur dix» ne seraient pas impactés par les hausses d’impôts.

 «Imaginez que ce soit un Premier ministre de droite qui ait dit des choses pareilles: il ne finissait même pas la semaine, il y aurait eu des campagnes de presse nationales à n’en plus finir», est convaincu le secrétaire général de l’UMP. «Vous voyez, c’est quand même là que le traitement de la gauche et de la droite n’est pas le même…»

Il serait «très heureux» du soutien d'Hortefeux

 Distancé dans les sondages dans la course à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé a aussi nuancé l’importance des ralliements des ténors de l’UMP à son rival François Fillon. Même s’il serait «très heureux» du soutien de Brice Hortefeux, qui n’a pas encore faire connaître son choix.

 «Il faut relativiser un petit peu tout cela: le choix sera d’abord celui des 260.000 militants, qui n’ont absolument pas l’intention de se faire dicter leur choix», martèle-t-il. «Ce sont eux qui décideront librement dans l’isoloir, et pas la prescription de tel ou tel notable, de tel ou tel baron, qui s’en va aller, calculette à la main, impressionné sans doute par les sondages.» Des sondages qui «n’ont pas de sens», selon lui. «Ils sondent les Français de droite, et non pas les militants qui vont expressément voter», rappelle Copé.