Jean-Louis Borloo votera «avec enthousiasme» le traité budgétaire

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Jean-Louis Borloo (PR) votera "avec enthousiasme" le traité budgétaire européen et se régale à l'idée de voir Jean-Marc Ayrault défendre ce qu'il avait combattu, d'autant qu'à ses yeux, le paquet croissance vanté par le gouvernement "n'existe pas".
Jean-Louis Borloo (PR) votera "avec enthousiasme" le traité budgétaire européen et se régale à l'idée de voir Jean-Marc Ayrault défendre ce qu'il avait combattu, d'autant qu'à ses yeux, le paquet croissance vanté par le gouvernement "n'existe pas". — Jacques Demarthon afp.com

Jean-Louis Borloo (PR) votera «avec enthousiasme» le traité budgétaire européen et se régale à l'idée de voir Jean-Marc Ayrault défendre ce qu'il avait combattu, d'autant qu'à ses yeux, le paquet croissance vanté par le gouvernement «n'existe pas».

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«Mais  évidemment nous allons le voter, avec enthousiasme», a déclaré ce mardi  sur Europe 1 le président du groupe centriste à l'Assemblée nationale  (UDI). C'est «la fin d'un processus pour sauver à la fois les liquidités  bancaires nécessaires à l'économie et une partie des dettes  souveraines».

L'occasion pour Ayrault de «sortir de la ruse»

«Il  va y avoir un moment tout à fait extraordinaire», s'est réjoui  Jean-Louis Borloo. «Le chef de gouvernement va défendre avec ardeur ce  qu'il a combattu avec autant d'ardeur, ainsi que François Hollande,  pendant la campagne».

L'ex-ministre y voit, pour Jean-Marc  Ayrault, «l'occasion d'aller vers la vérité, de sortir de la ruse et de  l'habillage»: «Folie pendant la campagne de dire : nous tous seuls, on  va renégocier un traité signé par 25 états», a poursuivi l'élu du Nord.

Le  paquet croissance de 120 milliards d'euros que François Hollande se  félicite d'avoir obtenu à Bruxelles? «Il n'existe pas», a tranché  Jean-Louis Borloo, «ce sont des choux et des carottes», mais «il n'y a  ni les choux, ni les carottes». «On est le seul gouvernement qui prétend  qu'il y a un plan de croissance», a-t-il assuré. Il a dénoncé «une  espèce de maquillage» des chiffres avec par exemple 60 des 120 milliards  d'euros mis en avant, qui sont en réalité «les fonds structurels qui  servent aux régions en difficulté».

«On va entrer dans un cycle récessif»

«La  manoeuvre, l'invention des 120 milliards», vise, selon lui à trouver  «une petite présentation» pour les Français «de bonne foi» qui croient  en une renégociation du texte par le président François Hollande.  Ce qui inquiète «le plus» Jean-Louis Borloo, «c'est qu'en même temps en  France, on arrête tous les programmes de croissance, d'investissements :  Canal Seine-nord, Grand Paris, les tramways, le plan d'efficacité  énergétique, les autoroutes ferroviaires...»

Pour lui, «on va entrer dans un cycle récessif».