Bruno Le Maire au siège de l'UMP, à Paris, le 18 septembre 2012.
Bruno Le Maire au siège de l'UMP, à Paris, le 18 septembre 2012. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

RÉACTIONS

Pour la droite, Jean-Marc Ayrault va «droit dans le mur»

a classe politique a réagi vendredi au passage du Premier ministre la veille dans «Des Paroles et des Actes»...

L’UMP se montre très critique ce vendredi envers Jean-Marc Ayrault, au lendemain de l’intervention du Premier ministre dans l’émission «Des paroles et des actes» diffusée sur France 2.

>> Les réactions des éditorialistes à la prestation de Jean-Marc Ayrault, c’est par ici

«Les prestations télévisées de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault se succèdent avec ce même constat: Hollande a été élu sur une gigantesque méprise, un déni de vérité, un déni de réalité», a dénoncé ce vendredi sur France 2 Jean-François Copé. «Et voilà que Jean-Marc Ayrault en est totalement prisonnier, a poursuivi le candidat à la présidence de l'UMP. On cherche en vain les hommes d'Etat.»

Un Premier ministre «plus spectateur que décideur» pour Borloo

L’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire (UMP) a pour sa part déclaré sur Europe 1 qu’«aucune des solutions annoncées -ou le peu qui a été annoncé- ne permettra de redresser le pays, lutter contre le chômage, créer des emplois». Le député de l’Eure a poursuivi: «Nous allons dans le mur. C'est ce que j'ai entendu hier: un gouvernement qui va dans le mur. Alors il le fait dans la concertation, le dialogue, avec des mots qui sont sympathiques, mais la France va dans le mur», a insisté Bruno Le Maire.

Toujours à droite, l'Union des centres (UDI) et son président, Jean-Louis Borloo, ont trouvé le Premier ministre «plus spectateur que décideur». «Au lendemain de l'annonce du passage de la barre si symbolique des trois millions de chômeurs, la première grande émission du Premier ministre sur France 2 s'est révélée bien décevante et vide de propositions ambitieuses et précises», a regretté le parti de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Bayrou mi-figue mi-raisin

François Bayrou (MoDem) s’est montré moins sévère sur France Info: «Si vraiment il réussit à baisser le déficit du pays à 3% en une seule année, à baisser la dépense publique, à mettre en place ces garde-fous qu'il a annoncés», «s'il réforme le droit du travail, le financement de la Sécu, alors il aura fait des choses très importantes pour l'avenir», a-t-il dit, avant de relativiser: «Faire appel deux fois plus à l'impôt qu'à la baisse des dépenses, ça veut dire qu'on alourdit le pays.» De même, «le recrutement de 40.000 profs d'un seul coup, ce n'est pas raisonnable».

Sans surprise, le Parti socialiste a salué ce vendredi dans un communiqué, par la voix de son Premier secrétaire, Harlem Désir, la prestation de Jean-Marc Ayrault et son «langage de vérité et de détermination». «Vérité sur la gravité de la situation du pays aggravée par dix ans de politique de droite. Détermination dans la volonté de mettre en œuvre l'agenda du redressement fixé par le président de la République et sa vision d'une France plus juste et rassemblée.»