Fillon s'explique sur le «ni-ni» et le FN aux élections

POLITIQUE Le candidat à la présidence de l'UMP François Fillon adopte une position différence de Jean-François Copé sur le positionnement face au Front national...

avec AFP

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afp.com

Dans sa bataille pour la présidence de l'UMP, François Fillon a répondu ce mercredi à son rival Jean-François Copé, qui l'avait mis quasiment en demeure de se prononcer sur la question du positionnement face au Front national.

«Je récuse le débat sur la droitisation ou la centralisation de l'UMP», a prévenu François Fillon lors d'une conférence de presse, en pleine médiatisation du livre de son rival Manifeste pour une droite décomplexée, à paraître le 3 octobre. A la demande des journalistes, l'ex-Premier ministre a répondu à la question sur une position le «ni-ni» en cas de second tour PS/FN sans UMP.

«Une absence de positions»

Dans son manifeste, le secrétaire général de l'UMP lui demande «d'assumer» autant que lui le «ni-ni»: pas d'alliance avec le FN, pas d'appel à voter PS, en cas d'absence de l'UMP au second tour d'une élection. «Je n'aime pas le ni-ni parce que c'est une absence de positions», a répondu François Fillon, qui avait semé le trouble à l'UMP en appelant à voter contre le Front national au lendemain du premier tour des cantonales de mars 2011 quand il était Premier ministre, allant plus loin que le «ni-ni». «Je ne voterai jamais pour un candidat du FN et jusqu'à maintenant je n'ai jamais voté pour un candidat du PS», a-t-il poursuivi.

A la veille des journées parlementaires de l'UMP, François Fillon a respecté à la lettre la règle non-écrite des deux rivaux: pas d'attaque frontale, que des allusions feutrées. Il a reconnu qu'il n'y avait entre lui et Jean-François Copé que des «différences d'histoires, de personnalités, de parcours, mais pas pour l'essentiel», se déclarant «inénervable» quand le camp adverse le compare à un «Hollande de droite».

>> La présentation du projet de François Fillon pour l'UMP à lire par ici