Les harkis veulent que la France reconnaisse sa responsabilité

POLITIQUE Ce mardi est la journée d'hommage national qui leur est consacrée...

avec AFP

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Une femme et ses enfants désireux de gagner la métropole viennent de débarquer du "Ville d'Oran" à Marseille le 26 mai 1962 comme de nombreux réfugiés notamment des Européens d'Algérie (pieds noirs) et des familles de harkis qui continuent d'affluer vers la France depuis la signature des accords d'Evian. Après plus de sept ans de guerre l'Algérie a proclamé son indépendance après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962 et leur ratification par référendum en France le 08 avril 1962 puis en Algérie le 1er juillet 1962.
Une femme et ses enfants désireux de gagner la métropole viennent de débarquer du "Ville d'Oran" à Marseille le 26 mai 1962 comme de nombreux réfugiés notamment des Européens d'Algérie (pieds noirs) et des familles de harkis qui continuent d'affluer vers la France depuis la signature des accords d'Evian. Après plus de sept ans de guerre l'Algérie a proclamé son indépendance après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962 et leur ratification par référendum en France le 08 avril 1962 puis en Algérie le 1er juillet 1962. — afp.com

Cinquante ans après les accords d'Evian, les harkis, anciens supplétifs de l'armée française en Algérie, et leurs descendants, attendent ce mardi, lors de la journée d'hommage national qui leur est consacrée, une reconnaissance par la France de leur «abandon».

Début avril, François Hollande avait promis, s'il était élu à la présidence de la République, de «reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France». Il avait affirmé en outre son intention «d'assurer aux harkis et à leurs descendants la reconnaissance de la République».

Revendication de la responsabilité de la France

Ce mardi, le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif présidee la cérémonie aux Invalides et lira un message du président Hollande, alors en déplacement à New York pour l'Assemblée générale des Nations Unies.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. Quelque 60.000 ont été admis en France, logés dans des camps de fortune du sud du pays, dont le plus important à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

La reconnaissance de responsabilité de la France est une vieille revendication des harkis et de leurs descendants qui représentent quelque 500.000 personnes. La présidente du FN Marine Le Pen, qui a fait sa rentrée politique ce week-end, est d'ailleurs ce mardi à Rivesaltes pour rendre hommage aux harkis. Elle a déjà réalisé plusieurs discours devant la communauté.