Cécile Duflot «ne démissionnera pas», ce qui met la droite en colère

REACTIONS La décision de Jean-Marc Ayrault de garder les écologistes au gouvernement ne plaît à tout le monde...

Anne-Laëtitia Béraud

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Christian Jacob, le patron des députés UMP, en course pour sa réélection, le 19 juin 2012 à Paris.
Christian Jacob, le patron des députés UMP, en course pour sa réélection, le 19 juin 2012 à Paris. — K. TRIBOUILLARD / AFP

Les ministres écologistes Cécile Duflot et Pascal Canfin resteront au gouvernement, malgré la décision de leur parti de se prononcer contre la ratification du traité budgétaire européen, soutenu par les socialistes. Tandis que Cécile Duflot affirme à Paris Match qu’elle «ne démissionnera[i] ni du gouvernement ni d'EELV», les services du Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont déclaré ce lundi que le Premier ministre n’exclura pas les écologistes du gouvernement. Des décisions qui font jaser…

L’eurodéputé EELV Daniel Cohn-Bendit, qui a pris ses distances avec le parti, exhorte la ministre du Logement à «parler», a-t-il déclaré à 20  Minutes ce lundi après-midi. Dénonçant une «politique spectacle», Daniel Cohn-Bendit questionne Cécile Duflot : Pourquoi tu te caches ? Pourquoi tu ne dis rien et tu préfères envoyer des tweets?» 

«Attitude inacceptable»

Du côté de l’opposition, la droite, par la voix de Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a estimé lundi sur LCI que les deux ministres écolos du gouvernement devraient démissionner. «Ne pas voter le traité [budgétaire européen ndlr] c'est un acte lourd, c'est comme ne pas voter le budget. On se demande ce qu'ils font dans la majorité. La logique et la cohérence seraient que les ministres verts quittent le gouvernement. Je ne sais pas comment ils peuvent rester dans ce gouvernement en ayant un tel désaccord sur le fond».

Réaction atypique que celle du quotidien Le Monde daté de mardi. Dans un éditorial, le journal demande au Président François Hollande de «mettre fin aux fonctions des deux ministres», estimant que le parti EELV, dont «l’attitude est inacceptable» est aujourd’hui incapable d’être un parti de gouvernement.