Marine Le Pen contre tout impôt supplémentaire sur les retraités

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La présidente du FN Marine Le Pen s'est opposée lundi sur RTL à tout impôt supplémentaire sur les retraités pour améliorer les comptes de la Sécurité sociale, estimant qu'"il y a des centaines" d'autres "économies à faire".
La présidente du FN Marine Le Pen s'est opposée lundi sur RTL à tout impôt supplémentaire sur les retraités pour améliorer les comptes de la Sécurité sociale, estimant qu'"il y a des centaines" d'autres "économies à faire". — Jacques Demarthon afp.com

La présidente du FN Marine Le Pen s'est opposée lundi sur RTL à tout impôt supplémentaire sur les retraités pour améliorer les comptes de la Sécurité sociale, estimant qu'«il y a des centaines» d'autres «économies à faire».

«Il ne faut pas taxer les retraités, parce qu'il y a des centaines d'économies à faire avant de toucher aux retraités», a-t-elle lancé. Dans son dernier rapport sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes préconise de faire davantage participer les retraités à la solidarité nationale, tout en proposant de relever la couverture vieillesse des personnes les plus pauvres.

«Pourquoi ne pas s'attaquer à la gabegie des régions, où des milliers d'associations reçoivent des millions d'euros alors que pour beaucoup d'entre elles ce sont des veaux gras?», a demandé la présidente du FN.

«Pourquoi ne pas arrêter de verser 7 milliards (d'euros) nets à l'UE dont on voit tout de même que le travail qu'elle fait n'apporte ni prospérité ni sécurité dans notre pays?» et «pourquoi continuer de payer l'Aide médicale d'Etat?», a-t-elle poursuivi.

L'AME, destinée aux étrangers sans papiers et sans ressources pour qu'ils bénéficient de soins médicaux, a bénéficié à 220.000 personnes en 2011 pour un coût global de 588 millions d'euros.

«Pourquoi continuer à faire entrer légalement 200.000 étrangers dans notre pays alors que nous avons 5 millions de chômeurs ? On importe donc des chômeurs dont on assure bien entendu le train de vie», a ajouté la présidente du parti d'extrême droite.

Selon Marine Le Pen, «les Français peuvent consentir à l'impôt. Ils peuvent même consentir aux sacrifices mais ils ne consentent pas à l'absurdité des dépenses qui sont effectuées par l'Etat».