PS: Riposte, élections, idées... Les missions d'Harlem Désir

PS Après dix ans d'opposition, le PS devra trouver sa place dans la majorité...

Matthieu Goar

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Harlem Désir, le 25 août 2012, à La Rochelle.
Harlem Désir, le 25 août 2012, à La Rochelle. — J. P. MULLER / AFP

Inscrit par Martine Aubry en tête de la motion de rassemblement, Harlem Désir sera le prochain premier secrétaire du PS à l'issue du vote des militants. Au-delà de son propre défi (s'affranchir des courants), le député européen devra aider toute sa formation à trouver une juste place au sein de la majorité. Avec trois missions majeures.

Défendre la politique de Hollande
Rôle principal d'un parti de gouvernement, il s'agira d'abord de riposter aux attaques de l'UMP, dont les ténors sont pour le moment accaparés par leur élection interne. Dans cette fonction, le nouveau numéro deux, Guillaume Bachelay, dont les formules corrosives sont souvent appréciées par la presse, devrait avoir un rôle prépondérant. Autour de David Assouline, l'équipe de porte-parole devrait être renforcée avec l'arrivée de la députée Karine Berger. Alors que Hollande s'est donné deux ans pour redresser le pays, l'exercice de pédagogie sera également prépondérant. Lundi, le PS a ainsi annoncé l'impression de trois millions de tracts vantant la mobilisation pour l'emploi.

Faire «bouillonner» le parti
«Notre soutien doit être indéfectible, mais constructif», insiste Martine Aubry. Comme elle, de nombreux socialistes souhaitent que leur parti continue à proposer des idées. Lors du conseil national, mercredi, l'idée d'une convention sur l'écologie a ainsi été évoquée. L'ambition affichée des dirigeants est d'être une courroie de transmission entre le pouvoir et la société civile. «Pendant les primaires, nous avons attiré des millions de personnes, récoltés près de 800.000 mails. Il faut faire fructifier cette richesse», explique Régis Juanico, député de la Loire.

Préparer les élections
Alors que l'UMP a subi de nombreux votes-sanctions entre 2007 et 2012, les élections intermédiaires de 2014 (municipales, européennes, conseillers territoriaux) seront un test évident pour le pouvoir en place. La capacité de (re) mobilisation de l'opinion par le PS sera un élément déterminant.