Marseille: Le projet de métropole divise élus locaux et Jean-Marc Ayrault

Amandine Rancoule

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En déplacement à Marseille pour deux jours, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a voulu convaincre ce lundi de la nécessité d’une métropole, notamment pour faire reculer les causes de l’insécurité, en améliorant emploi et services publics. Mardi matin, Jean-Marc Ayrault va rencontrer les présidents des intercommunalités voisines de Marseille, hostiles à l'idée de création d'une métropole.

«Ce territoire a d’énormes atouts pour devenir une grande métropole européenne et méditerranéenne, mais pour cela il faut sortir des paralysies et des jeux personnels », a demandé le Premier ministre, après avoir rencontré les présidents de Marseille Provence Métropole (MPM), de la Région et du Département, favorables au projet de métropolisation.

«Intégration forcée»

«Les hostilités proviennent surtout de ses amis des villes autour de Marseille», a souligné le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin, après un entretien d’une heure avec Jean-Marc Ayrault.

«Partout dans le monde, les métropoles sont remises en cause car elles ne règlent pas les problèmes, bien au contraire, a estimé Magali Giovannangeli, la présidente communiste de la communauté d’agglomération d’Aubagne. En quoi l’intégration forcée d’Aix, Martigues, Aubagne, Salon ou Ouest Provence ferait reculer la misère ou l’insécurité à Marseille?». «Où est le réseau des transports publics sur les axes structurants? Il n’existe pas parce que dix autorités organisatrices de transports sont incapables de s’entendre dans une même entité», a répondu Jean-Marc Ayrault.

Création d'une métropole pour améliorer l'emploi et les services publics

Favorable à la création d’une métropole, Jean-Luc Chauvin, le patron des entreprises du 13 (UPE13) l’assure également : «Des gens de Fos refusent des emplois à Marseille parce qu’ils ne peuvent pas s’y rendre faute de transport». Avec les partenaires sociaux, il devrait également rencontrer le Premier ministre mardi matin.