Le mystère de l'accord Full Tilt-Bernard Tapie

POKER Quatre jours après l'annonce d'un accord entre le groupe Bernard Tapie et Full Tilt Poker pour le rachat de l'ex-géant du poker en ligne aux Etats-Unis, on attend toujours une officialisation de la part du Department of Justice...

Renaud Ceccotti-Ricci

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Le site Full Tilt Poker était encore avant le scandale la deuxième salle de poker en ligne au monde.
Le site Full Tilt Poker était encore avant le scandale la deuxième salle de poker en ligne au monde. — Full Tilt poker

Il y a quatre jours, le Wall Street Journal et CNN annonçaient conjointement la nouvelle: le groupe français Bernard Tapie, dirigé par Laurent Tapie, le fils de l’homme d’affaires, ancien ministre et ancien président de l’Olympique de Marseille, serait tombé d’accord avec Ray Bittar, le PDG de Full Tilt Poker, pour un rachat du site.

Le groupe français devait ainsi verser 80 millions de dollars aux dirigeants de Full Tilt, à condition que ceux-ci trouvent un accord concernant la plainte au civil dont fait l'objet le site depuis qu'il s'est pris pour Bernard Madoff et a escroqué la moitié des joueurs de poker de la planète.

Les nouveaux propriétaires seront alors libres de tenter de redorer la marque à l’étranger dans un premier temps, puis aux Etats-Unis quand la législation le permettra. Dans cet accord, Bernard Tapie accepterait d’indemniser les joueurs non-américains, tandis que le ministère de la Justice (Department of Justice, DOJ) veillerait à ce que les joueurs nationaux soient eux aussi remboursés grâce à la plainte en cours.

Seul problème, le DOJ n’a toujours pas commenté l’accord. A tel point que les fans de poker américains se prennent à douter qu’il ait bien été signé. L’inquiétude est forte, il faut dire que le site doit quelque 300 millions de dollars à plusieurs milliers de joueurs à travers le monde…