Poker: Yorane "Viirusss" Kerignard manque de contaminer l'EPT San Remo

CIRCUIT Un Français en table finale d'un tournoi majeur, c'est déjà bien. Mais Yorane Kerignard, qui termine sixième avec 150.000 euros à la clé, espérait mieux...

Renaud Ceccotti-Ricci

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Yorane Kerignard, alias "Viirusss", a terminé sixième de l'étape de San Remo de l'European poker Tour, empochant 150.000 euros au passage, jeudi 27 octobre 2011
Yorane Kerignard, alias "Viirusss", a terminé sixième de l'étape de San Remo de l'European poker Tour, empochant 150.000 euros au passage, jeudi 27 octobre 2011 — Partouche poker

A tout juste 26 ans, Yorane Kerignard est déjà un véritable «shark» (un requin, comme l’on nomme les joueurs les plus dangereux du circuit). Actuellement meilleur Français sur les tournois en ligne, avec près de 1,6 million de dollars de gains cumulés sur les sites Pokerstars et Full Tilt, l’Aixois a attrapé le virus du texas hold’em en 2007, sur Internet.

C’est donc sous le pseudonyme de «Viirusss» que Kerignard fait ses armes sur la Toile. Fanatique de jeux vidéo, tout comme un certain Bertrand ElkY Grospellier, il se fait d’abord connaître en jouant à «Soldier of fortune», un jeu d’action du type de «Doom». Mais c’est au poker qu’il prend vraiment son envol.

Joueur professionnel depuis 2008, Kerignard s’est mis peu à peu aux tournois live. Après cette sixième place sur la Riviera italienne, il compte désormais un honorable pactole de 454.000 euros, grâce notamment à une quatrième place déjà dans un Main Event de l’European poker Tour (EPT), à Copenhague l’an dernier.

Cette performance, Yorane aurait pu bien la rééditer ce jeudi. En dernière position parmi les six derniers joueurs encore en lice dans cette table finale de l’EPT San Remo, le Français voit d’abord son principal concurrent, le Russe Andrey Pateychuk, avec qui il partage la position peu enviable de short stack, doubler sa mise face au chip leader australien Daniel Neilson.

Le «Viirusss» ne veut pas rester seul en bas de tableau et décide de tenter lui aussi sa chance, faisant tapis avec une petite paire de trois. Pas suffisant pour enrhumer le Bulgare Dimitar Danchev, qui touche lui son brelan d’As. Kerignard quitte donc la table plus riche de 150.000 euros. De quoi nourrir quelques regrets. Mais suffisant pour passer l’hiver au chaud sur Internet…