Full Tilt Poker peut-il encore y croire ?

POKER C'est à Londres le 19 septembre prochain que se décidera l'avenir de Full Tilt Poker. Le groupe américain y jouera sa dernière carte devant la commission internationale du jeu online (AGCC). Pas sûr que cela suffise pour survivre...

Renaud Ceccotti-Ricci

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Le site Full Tilt Poker fermé par le FBI le 15 avril 2011 lors du "Black Friday"
Le site Full Tilt Poker fermé par le FBI le 15 avril 2011 lors du "Black Friday" — Full tilt poker/capture d'écran

"Même s’ils s’en sortent et qu’ils récupèrent leur licence, ils sont grillés… Aucun joueur n’acceptera de remettre un centime sur ce site après ce qu’ils nous ont fait…"

Marco est visiblement très énervé. Ce joueur américain de 24 ans affirme avoir perdu près de 20.000 dollars de gains que ne lui a toujours pas payé le site depuis sa fermeture en juin dernier par l’AGCC (Alderney gambling control commission).

Dans un peu moins de deux semaines, le site a pourtant rendez-vous avec l’AGCC à Londres. Ce sera la dernière chance pour ses dirigeants de montrer que les erreurs du passé ont-été corrigées et que de nouveaux investisseurs sont près à se lancer dans l’aventure. Mais cela sera-t-il même suffisant?

Contrairement aux autres salles de poker américaines touchées par le "Black Friday" (une opération du FBI qui avait fermé le vendredi 15 avril tous les sites de poker illégaux aux Etats-Unis), la confiance semble désormais rompue avec la communauté du poker online.

Confiance brisée

Le refus du groupe de payer les gains de ses joueurs, puis le procès intenté par la star Phil Ivey pour les mêmes raisons et pour n’avoir pas vu son contrat de sponsoring honoré, semble peser lourd dans la balance.

En France, l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a confirmé que la licence de Full Tilt restait également suspendue.

Même une refonte totale du mode de gestion et un changement de l’équipe dirigeante pourraient ne pas être suffisant pour sauver ce qui fut autrefois l’un des sites N°1 du poker sur internet…