« Urgences », quel mauvais film

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Ça commence comme un scénario catastrophe, puis ça vire au film d'auteur interminable : « Figées sur leur chaise en plastique, le regard éteint, Elisabeth et Marie attendent depuis huit heures. » Même une pièce de Beckett serait plus riante. Personnel débordé, appauvrissement général, l'hôpital est au bord de l'implosion. Un mauvais film, comédie musicale pathétique et tragique quand les urgentistes pratiquent le switch, « sorte de valse à mille temps interminable exécutée dans un couloir d'hôpital » avec échange de patients.