Facebook: Deux ans de prison pour un vol de jetons virtuels

POKER Un pirate informatique anglais condamné à deux ans de prison pour avoir revendu des jetons virtuels volés...

Matthieu Sustrac

— 

Le site Zyngapoker.
Le site Zyngapoker. — 20minutes.fr

On ne touche pas à Facebook et à ses applications. Un expert informatique du nom d'Ashley Mitchell vient de l'apprendre après s'être introduit frauduleusement dans les serveurs d'une entreprise mondialement connue grâce au réseau social: Zynga Poker. Le jeune homme de 30 ans a été condamné à deux ans de prison pour recel de jetons virtuels.

Application de poker en ligne qui permet de jouer gratuitement sur Facebook, Zynga permet à ses 40 millions d'utilisateurs d'apprendre les fondements du poker et de se mesurer à des internautes du monde entier. Le jeu se pratique en monnaie factice mais la compétition fait rage... et un marché noir s'est mis en place. Ashley Mitchell avait trouvé le moyen de voler 400 milliards de jetons, ce qui représente une valeur de revente de 8,6 millions d'euros environ!

«Obsédé par le poker»

Les mouvements de jetons massifs ont alerté l'entreprise qui a vite localisé l’hacker. Arrêté le mois dernier, l'Anglais originaire du Devon avait revendu un tiers des jetons qu'il avait volé pour seulement 60.000 euros. Il a été condamné par la cour de justice d'Exeter à deux années de prison ferme. Créateur de l'application Gambino Poker sur Facebook, Ashley Mitchell avait reconnu les faits lors de son audition. Il avait aussi indiqué «être obsédé» par le poker tandis que son conseil avait plaidé l'addiction lors du procès. L'excuse n'a pas été retenue... et le pirate du cyberespace a même pris trente semaines supplémentaires puisqu’un sursis précédent prononcé pour des faits similaires a été transformé en sanction ferme.

Ashley Mitchell dormait en prison depuis son arrestation au début du mois de février et va donc y rester un peu plus longtemps. Il devra aussi rembourser 210.000 euros, la justice ayant estimé que c'était le bénéfice à venir en cas de vente de tous les jetons récoltés frauduleusement.... Un délit, même virtuel, ne paie pas.