« Minute Papillon ! » : Comment des jeux vidéo aident-ils à guérir ?

PODCAST Dans « Minute Papillon ! », le médecin Hélène Cassoudesalle, maîtresse de conférences universitaire, praticienne hospitalière au CHU de Bordeaux, détaille les bienfaits de jeux vidéo thérapeutiques

Anne-Laëtitia Béraud avec Charles Desthieux
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Ils ont parfois mauvaise presse, jugés trop violents, stupides ou addictifs. Les jeux vidéo sont, pourtant, bien plus que cela. Ils dépassent les frontières du divertissement, et sont devenus, pour certains, des aides de santé.

Des jeux vidéo thérapeutiques, imaginés dans une démarche de soin, sont proposés à patients atteints, par exemple, de troubles moteurs ou de maladies dégénératives.

Mémorisation, raisonnement et stratégie

Pour parler de jeux vidéo et de santé, l’invitée de notre podcast Minute Papillon ! est aujourd’hui le médecin  Hélène Cassoudesalle, maîtresse de conférences universitaire, praticienne hospitalière, cheffe de clinique au service « Médecine Physique et de Réadaptation » du centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Ses recherches portent sur l’étude des dysfonctionnements cognitifs après lésion cérébrale. Dans cet entretien, elle nous explique l’intérêt de ces jeux vidéo pour les professionnels de santé.

A quoi ressemble une rééducation par le jeu vidéo ? Y a-t-il de grandes différences entre les jeux vidéo grand public et ceux à visée thérapeutique ? A qui sont destinées ces thérapies ? « On travaille beaucoup avec des patients qui ont des troubles d’ordre neurologique, à la suite d’un AVC par exemple, rapporte la médecin dans ce podcast. Cela peut entraîner des difficultés d’ordre cognitif, des difficultés d’attention, de mémoire, de raisonnement et de stratégie, ou bien des difficultés purement motrices. Dans un environnement virtuel qui recrée un supermarché, on va donner [au patient] une liste de courses, et il va devoir se balader dans le supermarché, s’arrêter au bon rayon pour trouver le bon article de sa liste de courses. »

La tâche virtuelle, en apparence banale, fait intervenir de nombreuses fonctions, détaille le docteur. Il y a, notamment, la mémorisation de la liste de courses, et la capacité de vérifier cette liste. « Je me souviens d’un patient, qui au début [du traitement] allait et venait entre les rayons, car il avait des difficultés d’organisation et de stratégie. Il a mis deux heures pour arriver à prendre cinq produits sur sa liste de courses. Au bout de trois-quatre semaines, il a mis 20 minutes pour toute la liste », souligne le médecin.

Ecoutez la suite de cet entretien avec le médecin Hélène Cassoudesalle dans le lecteur audio ci-dessus. Minute Papillon ! est le podcast d’actus de 20 Minutes. Vous pouvez l’écouter sur toutes les applications et plateformes d’écoute en ligne, comme Apple podcast, Spotify, Deezer ou Podcast addict par exemple. Pour nous écrire : audio@20minutes.fr