« Minute Papillon ! » : Fatigués, crevés, lessivés ? C'est normal

PODCAST Pour notre rendez-vous audio « La bulle », Isabelle Méténier, psychologue et autrice, évoque les signes de la fatigue mentale et les moyens d'agir pour s'en débarrasser

Anne-Laëtitia Béraud
— 

Octobre commence, avez-vous la sensation d’être sur les rotules ? Fatigue physique, mentale, « pandémique », liée à la crise du Covid-19 ? Dans notre nouvel épisode du podcast Minute Papillon !, on va évoquer le sujet (immense) de la fatigue. Pour l’évoquer, Isabelle Méténier, psychologue, enseignante de yoga et de méditation pleine conscience, autrice de plusieurs ouvrages, dont le récent Et si c'était la fatigue mentale? (éditions Robert Laffont, 19,90 euros). Un livre dans lequel elle revient sur les sursollicitations permanentes, et des conseils pour prévenir cette fatigue.

Notre cerveau a besoin de silence

« La fatigue, c’est une usure de l’adaptation. A force de s’adapter encore et encore, on s’use. Il y a plusieurs origines à la fatigue, et la fatigue est un signe dont il faut s’occuper », relève Isabelle Méténier dans cet échange. Elle propose d’écouter son corps, avant de dépasser ses limites, et s’écrouler. Et pour se reposer, le cerveau a besoin de silence. « L’arrêt, la pause, ce sont des besoins naturels et nous avons besoin de silence », souligne Isabelle Méténier.

« S’accorder du temps pour respirer, aller dans la nature, faire quelques pas pieds nus dans son jardin… », conseille Isabelle Méténier pour se reposer. Comment faire quand le quotidien est rythmé par les urgences familiales, que les matins ressemblent à une course de vitesse, ou que l’on ne dispose pas de jardin ? « C’est important de prendre un petit temps pour soi [sur celui que l’on consacre] à la télévision, à faire des choses inutiles, au téléphone (…) On est tous addicts aux nouvelles technologies, aux bruits, à l’agitation, parce que cette agitation, elle paraît nous stimuler. Or, en réalité, elle nous épuise. On peut passer 15 jours de vacances à se reposer, mais si l’on reprend des mauvaises habitudes après, c’est terminé. C’est une hygiène de vie à mettre en place. Et c’est difficile. Ce n’est pas grave si l’on n’y arrive pas tout de suite, c’est un chemin », souligne Isabelle Méténier dans cet entretien.

Vous pouvez retrouver le podcast Minute Papillon ! sur toutes les plateformes d’écoute en ligne, dont Apple podcast, Deezer, Spotify . En vous abonnant gratuitement, vous retrouverez les 975 épisodes déjà diffusés, et nos nouvelles publications chaque semaine. Pour nous envoyer des commentaires, des critiques et des idées : audio@20minutes.fr