Le blanchiment des zones intimes et ses risques, avec la dermatologue Isabelle Gallay

PODCAST Dans « Minute Papillon ! », entretien audio avec Isabelle Gallay, dermatologue, vice-présidente du syndicat national de dermatologie

Anne-Laëtitia Béraud

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Bienvenue dans notre podcast « Minute Papillon ! », avec notre rendez-vous du vendredi « Tout Sexplique ». Dans ce nouvel épisode, on va évoquer le blanchiment de la peau des parties intimes.

Avant d’échanger avec Isabelle Gallay, dermotologue vice-présidente du syndicat national de dermatologie vénérologie (SNVD) à propos des produits, des techniques et des risques, posons un cadre sur cette recherche du blanchiment, de l’éclaircissement de la peau humaine.

Perception ancienne de la blancheur

Ces pratiques remontent au moins à l’Antiquité occidentale. La blancheur de la peau est perçue comme un signe d’aristocratie. En Europe, jusqu’au XXe siècle et la mode du bronzage, la peau hâlée est considérée négativement

Cette question de l’éclaircissement de la peau fait intervenir fait culturel, identitaire, normes esthétiques mondialisées, domination de l’Occident vs les Sud, racisme... Plusieurs ouvrages et communications sur la peau ont été écrits par Jean Baudrillard, Céline Emeriau, Gilles Boëtsch, Catherine Lanoë. De nombreux reportages et documentaires ont été aussi réalisés, comme celui de Olivier Enogo, « Blanchir, une affaire pas très claire ».

Norme de la pornographie

Par ailleurs, cette recherche de l’éclaircissement de la peau ne touche pas seulement les parties visibles. Alors que la mélanine, le pigment naturel de la peau, est plus concentré sur les parties génitales et les mamelons, certaines personnes recherchent dans ces zones une blancheur et une uniformité du teint. C’est d'ailleurs une norme dans la pornographie, qui rappelons-le, n’est pas la réalité. 

Pour écouter la dermatologie Isabelle Gallay évoquer cette pratique et ses dangers, c'est simple comme un clic dans le lecteur audio-ci-dessus.