L’ADN, une reine des preuves loin d’être infaillible

JUSTE UN DROIT L’empreinte génétique fournie par l'ADN est devenue une preuve prépondérante dans les cours de Justice…

Romain Gouloumes

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Les traces de sang font  partie des preuves ADN les plus évidentes.
Les traces de sang font partie des preuves ADN les plus évidentes. — Natasaadzic / Getty Images
  • La qualité du recueil des échantillons ADN et leur analyse ont considérablement progressé depuis une trentaine d’années, rendant possible de nombreuses élucidations, et la réouverture de plusieurs cold-cases.
  • Avec sa valeur d’évidence, l’ADN se substitue de plus en plus à l’aveu, qui restait jusqu’alors la reine des preuves.
  • Conscients des traces qu’ils laissent derrière eux, certains criminels adaptent leurs pratiques afin que la police ne puisse pas remonter leur piste.

Qui sème de l’ADN récolte un procès. A chaque déplacement, un cortège de cheveux, peaux mortes et d’empreintes de doigts témoignent de notre passage. Autant d’éléments que la police technique et scientifique recueille, conserve et analyse quotidiennement sur les scènes d’infraction dans le but d’identifier le ou la propriétaire de ces marqueurs. Car chaque être humain possède un ADN (acide désoxyribonucléique) différent, contenu dans chacune de ses cellules.

Détrônant l’aveu, le code génétique est devenu en une trentaine d’années une pièce centrale des cours de Justice. Ce sont par exemple des traces de sang, découvertes dans sa voiture, qui ont fait passer Nordahl Lelandais aux aveux, plusieurs mois après la disparition de Maëlys en août 2017.

Star des séries TV policières, l’ADN est plein de promesses, au point de provoquer la réouverture de certains cold-cases. Sans toujours porter ses fruits. Car l’ADN n’est pas infaillible. D’ailleurs, à mesure que les policiers peaufinent leurs techniques de prélèvement et de protection des preuves ADN, les criminels passent maître dans l’art d’effacer leurs traces…

Un épisode Juste un droit entre robe d’avocats et combinaisons blanches. Pour notre cinquième enregistrement, l’avocate et criminologue Corinne Hermann et Laurent Pène, ingénieur en chef du Service central de police technique et scientifique, viennent répondre aux questions des journalistes de 20 Minutes, Vincent Vantighem et Romain Gouloumès.

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