Calanques: "il ne s'agit pas d'un parc au rabais", selon NKM

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La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet affirme samedi dans La Provence que le projet de parc national des Calanques ne se fait pas "au rabais", après les critiques émises par le Conseil national de la protection de la nature (CNPN).

"Je vais être très claire là-dessus: il ne s'agit pas d'un parc au rabais", assure la ministre dans une interview publiée par le quotidien, assurant être "plus que jamais" déterminée à ce que le parc, en gestation depuis plus de dix ans, voie le jour avant la fin 2011 aux portes de Marseille.

Dans un avis dont l'AFP a eu copie jeudi, le CNPN s'est inquiété "du manque d'ambition" du projet qu'il considère comme en-deçà des attentes d'un parc national, pointant notamment la "réduction importante de la zone coeur terrestre et maritime" qui exclut l'archipel du Frioul au large de Marseille.

La réintégration du Frioul dans le coeur du parc, que réclame le CNPN, ne semble pas à l'ordre du jour: "Le seul vrai danger ne serait pas que le Frioul soit sorti du coeur de parc, mais qu'il n'y ait pas de parc du tout et que le site finisse par se dégrader irrémédiablement", estime la ministre.

Le CNPN a déploré également la "faiblesse des propositions des zones de non-prélèvement" où toute forme de pêche professionnelle ou de loisirs doit être interdite. Les périmètres maritime et terrestre du parc sont pour l'instant établis à 42.000 et 16.000 hectares, avec des zones de non-prélèvement sur 4.500 ha, soit un peu moins de 11% du coeur du parc marin, contre 20% préconisés par le CNPN.

"C'est certainement trop peu et il faudra augmenter ces surfaces", répond la ministre. "Aller au-delà de 10% me semble important", ajoute-t-elle, soucieuse de "trouver le bon équilibre entre les exigences environnementales et l'acceptabilité du projet par une population sans laquelle rien ne se fera".