Niveaux de radiations dans la norme en Extrême-Orient russe

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Les autorités en Extrême-Orient russe ont recours à des gardes-côtes et utilisent notamment des mollusques pour mesurer les niveaux de radiation, qui restaient dans la norme jeudi dans cette région à un millier de km de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima.

Les habitants de la région se sont rués ces derniers jours sur les médicaments à base d'iode et les appareils pour mesurer la radioactivité, en dépit des assurances des autorités que la contamination ne les touchait pas.

Jeudi, le niveau de radiation à Sakhaline, île située dans le nord-ouest de l'océan Pacifique près du Japon, oscillait entre 6 et 15 microroentgen par heure, la norme maximale étant fixée à 30 microroentgen par heure, a indiqué l'antenne régionale du ministère russe des Situations d'urgence.

Vers 07H00 GMT, le niveau de radiation dans la région du Primorié, dont le chef-lieu est Vladivostok, était identique à celui de la veille avec 13 microroentgen par heure, selon la même source.

"Il n'y a pas de menace pour la vie et la santé des personnes", a indiqué l'antenne régionale du ministère.

Les bateaux de gardes-côtes sur l'île de Sakhaline contribuent au suivi du niveau de radiation en transmettant toutes les deux heures des données à une équipe de surveillance chargée de cette tâche.

A Vladivostok, des mollusques sont utilisés pour suivre le niveau de radiation.

"Les mollusques réagissent aux ions de métaux lourds, ce qui signifie qu'on peut avec eux donner l'alerte si le niveau de radiation augmente", a expliqué la société des eaux locales Primvodokanal.

Sur l'île de Sakhaline, nombre d'habitants demandent aux autorités où ils vont être évacués en cas d'augmentation du niveau de radiation, selon l'agence Interfax.

Alors que les stocks d'iode et de dosimètres dans la région ont fondu en quelques jours, le président de la Cour des comptes russe, Sergueï Stepachine, a demandé aux autorités locales de sanctionner les personnes qui répandaient la panique en vue d'écouler de tel produits à des prix élevés.

Svetlana Tanina, responsable de l'entreprise PrimTekhnopolis qui vend des dosimètres à Vladivostok, a indiqué que sa société avait vendu 30 instruments de mesure au cours des trois derniers jours, à 3.500-4.500 roubles l'unité (87-112 euros).

Avant les incidents nucléaires au Japon, cette société ne vendait pas plus de deux ou trois dosimètres par mois.