"Sortir du nucléaire" demande la fermeture de 16 réacteurs en France

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Le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé mardi la fermeture immédiate des 16 réacteurs nucléaires les plus âgés en France en prenant exemple sur la décision du gouvernement allemand qui en ferme provisoirement sept.

"Comme en Allemagne, le réseau +Sortir du nucléaire+ exige la fermeture immédiate des 16 réacteurs en service de plus de 30 ans en France et un plan de sortie du nucléaire", a déclaré le porte-parole du réseau, François Mativet.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mardi la fermeture immédiate et pour trois mois des sept réacteurs mis en service en Allemagne avant la fin 1980.

Le réseau, regroupant 875 associations agrées pour la protection de l'environnement, estime que les "catastrophes nucléaires en chaîne (au Japon) démontrent que les risques nucléaires ne se maîtrisent pas".

Les 16 réacteurs visés par "Sortir du nucléaire" sont les deux de Fessenheim (1977), les quatre de Bugey (1978-1979), les trois de Tricastin (1980-1981), les trois de Gravelines (1980), les trois de Dampierre (1980-1981) et celui de Saint-Laurent (1981).

Les anti-nucléaires ont également appelé les Français à se méfier des propos de l'exécutif français sur l'accident en cours au Japon.

"L'Etat français a délibérément menti sur les retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl en France en 1986, privilégiant les intérêts économiques et son industrie nucléaire au détriment de la santé des Français", a-t-il ajouté.

De son côté, l'Observatoire du nucléaire a qualifié l'inspection des centrales françaises, annoncée mardi par le Premier ministre, de "tromperie". Cette inspection "est un contre-feu dont le résultat est connu à l'avance: la population peut +faire confiance au nucléaire français+", selon le président de l'Observatoire, Stéphane Lhomme.

La décision allemande de fermer sept réacteurs démontre, selon lui, que "des décisions immédiates peuvent être prises".