Le PDG d'EDF rejette les appels à la fermeture de la centrale de Fessenheim

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Le PDG d'EDF, Henri Proglio, a rejeté les appels à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) réclamée par les écologistes car située dans une zone sismique, comme la centrale japonaise de Fukushima en proie à un accident nucléaire majeur.

"C'est comme si vous disiez que les immeubles parisiens qui ont plus de 20 ans devaient être détruits", a déclaré M. Proglio sur RTL. "C'est un bien industriel qui doit être beaucoup plus entretenu, maintenu, modernisé", a-t-il ajouté.

Il a souligné qu'EDF investissait 2 milliards d'euros chaque année pour la modernisation des centrales nucléaires, et prévoyait un investissement estimé à 40 milliards d'euros pour leur extension de vie. "Nous le faisons d'ores et déjà", a-t-il insisté.

Fessenheim, entrée en service en 1977 et qui a produit 11,7 milliards de kWh l'an dernier, cristallise la colère des militants écologistes, qui dénoncent les risques sismiques et d'inondation ainsi que de multiples incidents.

L'eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) a réclamé lundi sa fermeture rapide après les accidents nucléaires déclenchés au Japon par le séisme de vendredi, alors que l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) doit se prononcer, en principe en avril, sur une poursuite de la production de cette centrale, la plus veille de France.