Des assises pour "mieux comprendre" pourquoi le bruit reste une gêne majeure

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Les 6e assises nationales de la qualité de l'environnement sonore, organisées de mardi à jeudi à Paris, doivent permettre de "mieux comprendre" pourquoi le bruit reste une gêne majeure pour les Français en dépit des progrès techniques et en termes de législation.

Ces assises, qui vont regrouper pendant trois jours les acteurs concernés par le bruit, doivent d'abord permettre de "faire le bilan de 30 ans" de politique en la matière en France, a indiqué à l'AFP Dominique Bidou, président du Centre d'information et de documentation sur le bruit (CIDB).

"On a des voitures et des trains qui font moins de bruit qu'avant, on peut s'isoler beaucoup mieux, on a des lois sur le bruit, et malgré tout les enquêtes montrent que le bruit reste une préoccupation essentielle, et la première quand on parle d'environnement", affirme-t-il.

"Il faut peut-être maintenant faire autre chose, on va essayer de mieux comprendre les attentes de la société", ajoute-t-il.

La dernière enquête en date, réalisée en mai 2010 par le ministère de l'Ecologie, montrait que le bruit était une gêne permanente (4%) ou fréquente (19%) pour plus d'un Français sur cinq. A Paris, Lyon et Marseille, le bruit était même une gêne permanente pour 11% des personnes interrogées.

Les transports, et notamment la circulation routière, était la gêne la plus importante citée par les personnes interrogées.

Au programme de ces 6e assises, des ateliers sur l'urbanisme autour des aéroports, la question de l'intégration des commerces en centre-ville, la vie nocturne dans les villes ou encore la possibilité de développer un étiquetage simplifié pour certains équipements (aspirateur, rotative, etc.) orientant les consommateurs vers des appareils moins bruyants.